De sources bien renseignées, les dernières nominations au ministère de la Sécurité font grincer des dents. Les vrais cadres en matière de sécurité se retrouvent supplantés des aspirants qui sont nucléairement propulsés aux postes et grades au détriment des cadres faisant leur carrière en matière de sécurité et renseignements. À lire les recoupements d’informations envoyés à la rédaction, une observation interrogatrice se pose. Comment fait-on pour laisser sur les carreaux des hommes et femmes formés dans des écoles, ayant des expériences, pour faire place à des novices dont les bagages dans le domaine ne sont pas formels ?

L’exemple de l’ancien préfet de Bardaï Moussa Ali Djorkodei aujourd’hui nommé gouverneur est de plus interrogatif. Selon nos sources au ministère de la Sécurité, Mr Moussa Ali Djorkodei aurait utilisé pendant plusieurs années un nom d’emprunt pour gruger l’administration. Le nom utilisé serait celui de son cousin Abderaman Mahamat Ali lui-même lieutenant de police et officier de la discipline routière (DSR). Les nominations de Mr Moussa Ali Djorkodei adviendraient des derniers événements du Tibesti, étant lui même natif de la ville de Gouro, mais de non de Miski.

Autres faits, d’autres nominations au sein des organes de sécurités du ministère laissent dubitatives.

Comment Mr Hamid Boudjoukhi, un commerçant qui serait faussaire, promu au grade de capitaine 2015 grâce à un remplacement numérique de Massaguet, est aujourd’hui automatiquement nommé inspecteur adjoint de la sécurité publique et bombardée encore par un grade de colonel plein (divisionnaire) ? Cet homme a un dossier qui pend à la justice, car la police judiciaire l’aurait numérisé pour un problème d’arnaque sur un terrain. Quand on nomme ces gens, même si par le hasard des choses ils font partie du corps de police, ne fait-on pas sur eux une enquête de moralité ? Où les citoyens devront avoir affaire à des gens avec des boulets de malfrats qui doivent énoncer leur quotidien ?

Abderaman Mahamat Zentri. L’enquête détermine qu’il était policier en 2012 quand Mr Bachar Souleyman était ministre de l’Intérieur. 6 ans plus tard, on le retrouve commissaire adjoint de police au poste de Nguéli. Il faisait partie de la meute qu’Idriss Déby avait renvoyée parce qu’il n’avait à faire là-bas à part arnaquer les citoyens. Depuis une semaine, il est promu au grade de colonel divisionnaire et nommé DRG adjoint de police.

Ali Adoum Tolli était colonel de police il y a une semaine et fut promu au grade de général et de suite inspecteur général de police.

La question est la suivante, où sont passés les cadres connus pour avoir faits des écoles de police et ayant servi l’état depuis les années 1980 jusqu’à maintenant ? Les commissaires Marc, Hassan Issa Allatchimi, Hassan Guihini alias Kouakou, Djimtoloum Benoit, Bahar Guet, François Remi, Brahim Sabour, Alkhali Youssouf, Seid Kenga, etc.

Y’a-t-il un registre de classement des anciens ?

Sur quelle base soumet-on les noms à Idriss Déby ?

Pourquoi il accepte de signer sans pour autant faire un auto contrôle sur les cadres promus ?

Ces injustices doivent être corrigées, car un pays n’est exaucé que grâce à ses cadres compétents, mais non rationalisés des proches pour leur permettre de siphonner la fonction publique. Quoique l’on soit, la patrie doit être au milieu de nos intérêts. Le clientélisme, le népotisme et le mercantilisme sont des maux qui freinent notre développement. Celui qui a fait ce truchement doit rendre un jour des comptes au peuple tchadien.

Tchadanthropus-tribune

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  • En réponse à votre question : «Sur quelle base soumet-on les noms à Idriss Déby ?»
    Vous faites semblant ou quoi? Pourquoi se poser même des questions?
    Comment les Institutions de la République sont détruites, çà même les écoliers du primaire connaissent !
    Le moins que l’on puisse dire, ce sont les méthodes de la mafia institutionnalisée au pouvoir pendant presque trois décennies
    Vivement une rapide fin de règne… !!!

    Le PEUPLE TCHADIEN

    Commentaire par Le PEUPLE TCHADIEN le 28 novembre 2018 à 6 h 42 min
  • En ce qui concerne la police, il n’y a pas de question à se poser, c’est un creuset de malfrats et moi, je l’ai connu depuis 2007 en quittant le bateau infesté de vermines. Depuis 18 -19 ans de compagnons de classe sont restés dans leur grade de commissaire de police alors que nos subalternes dont des secrétaires de police ont gravi à la vitesse de l’éclair les grades, passant de secrétaire de police à commissaire divisionnaire..triste et pathétique @

    Commentaire par Kayangar Abbas le 28 novembre 2018 à 11 h 38 min
  • Je suis entièrement d’accord avec le commentaire du compatriote KAYANGAR ABBAS. Mais suis surpris et demeure perplexe de votre question ; ” sur quelle base soumet – on les noms à Idriss Deby ? “. En effet, votre question ne devrait être posée pour la rédaction du Tchadanthropus qui a une large connaissance de la situation politique et sociopolitique du Tchad. Inutile de s’interroger sur la façon de gouvernance au Tchad. Tout part du Président Deby et, tout lui revient, même un gamin de 5 ans le sait.

    Commentaire par SEIDOU TRAORE le 29 novembre 2018 à 1 h 45 min
  • En vous lisant tous, je suis un peu deçu. Toutes vos interventions y compris l’article qui vous fait jaser, sont fait sur de base de passion et des préjugés. En effet, vous n’avez jamais cesser de crier de l’injustice et d’insécurité alors que les compétents dont vous parlez étaient à la commande. Maintenant qu’on les débarque vous crier d’injustice et les nouveaux promus d’intrus. Soyons raisonnables et dépassionnons le débat. Donnons la chance aux autres de prouver de quoi ils sont capables avant de les juger.

    Commentaire par hissein Mht le 29 novembre 2018 à 10 h 46 min
  • La plus part des anciens été des tortionnaires pendant que vos parents furent aux pouvoirs. Nostalgique où rêveurs????

    Commentaire par Ben yader le 29 novembre 2018 à 13 h 42 min
  • Mr Hissein disait qu’on depassionne le débat et il faut promotion aux novices formés on peut comprendre mais un commerçant au marché on le débarque comme commissaire, jamais un pays pourrait avancer. Je vous en prie si nous avons ce genre de contribuons positivement pour un meilleur développement. Si non à chaque situation de ce genre tenons nous à l’écart de régionalisme, de tribalisme et de religion pour laisser la place à la méritocratie.

    Commentaire par Betoudji Ninganda le 30 novembre 2018 à 17 h 00 min