Mahamat Ismaïl Chaïbo hérite d’un ministère vidé de tous ses attributs. Ni Sécurité nationale, ni GNNT (garde nationale et nomade du Tchad). Jamais dans l’histoire de notre pays, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique ne fut à cette effigie. Alors, pourquoi et que craint Idriss Déby Itno en nommant Ismaïl Chaïbo dans ce ministère régalien.

En vérité, le désamour s’est installé entre les deux compagnons de Bamina depuis un bon nombre d’années. De l’avis des experts qui analysent la vie politique du Tchad, plusieurs personnes seraient allées dépeindre Chaïbo auprès de Déby en des termes non éloquents. Hinda Déby et ses escouades sont passés par là. Et pour Idriss Déby, quand Hinda tousse, il a le hoquet facile.

Il faut aussi évoquer le comportement de celui-ci qui enfreint un comportement digne envers ses amis, et certains de ses proches. L’inimité des sens avait poussé Déby à le laisser plusieurs mois au chômage, et ne fit l’effort de le nommer quelque part que grâce aux diverses interventions. Le sultan de Kapka, Pahimi Kalzeubet, etc. aurait plaidé son sort, mais jusqu’à quand ?

Le je t’aime moi non plus ne peux durer, et quiconque à la place de Chaïbo cherchera par honneur la démission, sauf si on veut s’agripper à un strapontin coûte que coûte pour se donner bonne allure. Mais l’allure ne se commande pas, vous l’avez ou vous courrez après.

La lecture politique de cette situation étant celle-ci, Déby a décidé d’en finir avec son désormais ex-compagnon. D’ailleurs de l’avis de ceux qui prennent le thé avec lui au jardin l’affirme sans complaisance. Au ministère de l’Administration des territoires, il lui enlève toutes les prérogatives, et fait passer le message aux Tchadiens qu’il ne le considère pas. Qu’aucune confiance n’est de mise.

Que reste-t-il d’autres ?

Les médisances de tous. Et à ce niveau il faut savoir saisir l’occasion de s’illustrer face au monde qu’être ministre n’est pas une fin en soi – je démissionne la tête haute -. Mais pour faire ça, ce n’est pas donner à quiconque.

Tchadanthropus-tribune

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