De sources dignes de foi, à l’heure actuelle, en dehors des documents remis par le ministre délégué à la Défense Abba Ali Salah aux services de contrôle, aucun document accablant propre à l’IGE, diligenté par ses propres inspecteurs n’existe pour dire qu’il y a eu malversation financière.

D’après nos sources mêmes au sein de l’IGE, les inspecteurs qui se sont déplacés pour venir échanger avec Abba Ali Salah ne parlaient qu’à l’informel. Ils n’ont produit aucun document, et avançaient leurs arguments grâce aux Post-its que le ministre mettait à leur disposition.

Comment un département stratégique de la sorte procède à contrôler des personnalités quand un travail sérieux et impartial, rien n’est fait en amont pour avoir des résultats tangibles ?

Dès lors plusieurs tractations se sont opérées sans aucun résultat. L’IGE ayant fait le constat de s’être précipité dans cette affaire rétrograde sa vitesse et cherche des points d’appui pour étayer ses accusations. Depuis que ledit ministre s’est présenté avec son conseil devant ceux qui sont censés l’entendre, l’histoire fait pschitt, puisque pendant cette entrevue capitale c’est Abba Ali Salah lui-même qui leur a donné ses annotations puisque l’IGE n’avait rien en dehors des rumeurs, supputations, et les lobbys qui travaillent contre lui.

Notre source affirme aussi que depuis ce moment, le ministère public a mis de l’eau dans son vin, et les inspecteurs de l’IGE cherchent une porte de sortie. Plusieurs solutions auraient été présentées au ministre dont le classement de l’affaire s’il accepte de valider la reconnaissance de ces 300 millions, somme allouée aux carburants pendant les évènements de Miski. Abba Ali rétorque et explique que d’abord plusieurs faits de son service sont classés secret défense, mais qu’il n’a rien à cacher. Les officiers de l’armée ayant traité avec les Toubous libyens ayant livrés les carburants sont là, et clairement identifiés, dès lors que l’IGE les questionne pour savoir la vérité, mais lui n’a rien à cacher, par contre il ne reconnaitrait aucune malversation financière et ne signerait rien qui puisse être tenu contre lui.

Dans l’entourage du ministre, on explique qu’il y a des cadres et ministres tapis derrière certains inspecteurs de l’IGE pour abattre Abba Ali Salah. Ces personnes manipuleraient certains inspecteurs de l’IGE pour régler des comptes, et que cela se saurait le moment venu.

Une source au sein de l’IGE que la rédaction avait contactée explique “ Nous ne pourrons continuer à travailler de la sorte. À l’avenir il nous faut faire nos propres investigations, et non se baser sur les rumeurs et les indics qui nous font croire que dans tel ministère des malversations existent. L’affaire Abba Ali Salah est mal partie dès le départ, et c’est maintenant que nous sommes en train de réunir les éléments qui ne sont pas tous probants “.

Il faut noter que depuis un bon moment, l’IGE interpelle les Tchadiens dans ses pratiques souvent non orthodoxes. Certaines interpellations font trop de bruit pour finir finalement sans suite, ou capturer un menu fretin au lieu de la cible indiquée.

De cette manière les tchadiens sont en droit de se poser cette question : Qui se cache derrière l’IGE pour faire tomber le ministre délégué à la Défense Abba Ali Salah.

Si oui, dans ce cas, qu’on n’amuse pas la galerie.

Tchadanthropus-tribune

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