Ils seraient au nombre de 34 à avoir été intégrés au début de l’année à titre exceptionnel par un décret [probablement] co-signé par le secrétaire général adjoint de la Présidence de la République, Hissein Brahim Taha, et le ministre de la Fonction publique, Ali Mbodou Mbodoumi.

Le décret porte le numéro 0048/PR/MFPTDS/DG/DFP/SDGCF/SI est pris le 5 février 2020 (voir fac-similé). C’était au moment où, Kalzebeut Payimi Deubet, le titulaire du poste (secrétaire général de la Présidence), qui réglait ses pépins judiciaires, et attendait à être réhabilité dans ses fonctions.

Fin mars 2020, ces agents ont pris service dans les différents services où ils ont été affectés. Douanes, budget, etc. Mais seulement, certains d’entre eux ont décidé de se livrer à la presse sur une chose qui, pour eux, est administrativement inhabituelle. Ils confient n’avoir pas vu, en dépit de leur insistance à l’avoir, le décret n° 0048 du 5 février 2020 ayant acté leur intégration à la fonction publique. Les raisons, il s’agirait d’un recrutement à titre exceptionnel, en remplacement numérique et qui, non seulement n’aurait pas obéi aux règles, mais serait affinitaire.

Vrai ou faux ? En tout cas, il se raconte dans les couloirs du ministère des Finances que les signataires du décret tiennent à ce qu’il ne fuite pas dans la presse ni sur les réseaux sociaux. Le décret, à qui l’on aurait attribué un numéro d’enregistrement au secrétariat général du gouvernement sans qu’il ne soit pour autant archivé, ne serait détenu que par trois personnes. Le secrétaire général adjoint de la Présidence, le ministre de la Fonction publique, et le ministre des Finances.

Autres conséquences pour les bénéficiaires : jusque-là, ceux-ci ne seraient pas mandatés conformément au processus permettant aux agents de l’État nouvellement recrutés de percevoir leurs traitements. Les différents services du circuit financier exigeraient de voir physiquement le décret (muet), que les agents ne seraient pas à même de fournir. Du moins pour le moment.

Contacté par téléphone, un cadre du ministère des Finances, qui a requis l’anonymat, explique que « le décret existe bel et bien puisque l’intégration est régulière et est faite sur le quota de la loi des finances 2019. Les papiers sont dans les circuits financiers et ne tarderont pas à sortir. Il appelle à la patience des uns et des autres ».

Pour plus de transparence dans leur gestion des affaires publiques, il est un devoir pour les signataires de ce décret et les autorités en charge des Finances de le rendre public afin que les Tchadiens connaissent les bénéficiaires.

Tchadanthropus-tribune

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