Seuls les Tchadiens essuient le vent de sable, les balles sifflantes, les bombes téléguidées et les voitures piégées ou pilotées par des kamikazes

Les forces armées tchadiennes ont été dures à cuire devant l’ennemi au Mali. Elles ont sauvé leur aura de guerriers invincibles quelles que soient les pertes. Cependant défendre les ouest-africains dont leur ingratitude n’a d’égale que leurs morgue et couardise devant l’adversaire n’est qu’une peine perdue. Pis certains d’entre eux nourrissent une jalousie et un mépris paradoxaux devant les braves tchadiens qui paient de leur sang la sauvegarde de l’intégrité du Mali.

Quand il s’agit de festoyer et de se gargariser la gorge avec des liqueurs prisées, les africains de l’Ouest sont au premier plan. Lorsque la mitrailleuse tonne lugubrement, les obus vocifèrent hargneusement, ceux-ci prennent la poudre d’escampette ou troquent leurs treillis contre des gandouras civiles ou contre des camisoles de filles Songhoïes.

Alors à quoi sert de défendre des ingrats à la frousse chevillée aux corps? Dodus, se déhanchant comme des mastodontes repus, ces "concitoyens" d’Afrique tournent en dérision la silhouette maigrelette des soldats tchadiens intrépides venus à leur rescousse. La situation leur est à la fois tragique et précaire conformément à leur méconnaissance du futur. Elle est tragi-comique quand on se moque du sauveur venu de très loin pour prêter main fort à cette tragédie.

Les Togolais atterrirent avec des marmites munies de spatules pour la bombance dans le cadre de Minusma. Leurs cuisses grassouillettes se frottent et ils n’ont aucunement l’allure d’un militaire taillé dans le roc guerrier comme c’est le cas chez les tchadiens. Les Sénégalais, tels des cosmonautes, vinrent au Mali avec des gilets, des bottes et des détecteurs de métaux tels des orpailleurs en quête de trésors: leur mission est d’enlever les mines dans les cabarets de Bamako sans rejoindre les zones réellement minées. Les Nigérians, friands de viandes fraiches, arrivèrent les dents bien aiguisées pour la bouffe carnée. Ils baragouinent dans leur pidgin ancestral et on les entend dire: "méat! Méat!" (viande! Viande). Quant aux Burkinabés, consommateurs officiels de la viande canine, ils sont là pour le trafic des chiens bamakois sur pied. Seuls les tchadiens essuient le vent de sable, les balles sifflantes, les bombes téléguidées et les voitures piégées ou pilotées par des kamikazes

Et les militaires maliens premiers concernés?

Eux se perdent en chicaneries dignes du marché de poissons de Bamako. Ceux qui remontent au Nord-Mali avec la poltronnerie aux jambes se défoulent sur les paisibles Touaregs et "peaux-blanches" qu’ils liquident et enfouissent dans les creux des dunes aux alentours des villes du Nord. Par moment ils tirent en l’air et se perdent dans des revendications vexatoires dignes d’adolescents en crise pubertaire.

Quant à la cedeao, organisation des soldats peureux devant des barbus vachement braves, elle voit ses boyaux se tordre de péristaltisme douloureux jaloux des faits guerriers du Tchad, un pays qui n’est pas de leur verbeuse et inutilement arrogante zone économique.

La France, tutrice d’un groupement des pays vivant dans un infantilisme du stade anal de Freud, doit se méprendre de croire établir la paix au Mali dans une période courte. Elle doit assumer sa paternité pour encore plus de 15 ans. En effet dès qu’elle pliera les bagages, les mêmes défaillances des ouest-africains ressortiront pour susciter les mêmes ruées de groupes armés pour déstabiliser le Sahel. La France à une lourde mission étalée dans le temps et aussi dans l’espace terrestre et aérien de réinventer l’Etat malien qui restera toujours vulnérable. Les FATIM du Tchad, chichement récompensées par la cedeao et l’ONU doit cesser de défendre des ingrats en prêtant ses flancs aux bombes et balles des ennemis légitimes des ouest-africains qui ne s’en aperçoivent pas de leur morgue comportemental d’ineptes et d’inaptes.

Je suis désappointé de voir la Minusma faire tant de tapages médiatiques sur un supposé viol d’une ivrognesse de cabaret de Gao par deux ou trois militaires Tchadiens éméchés. Pourquoi ce tonneau vide si jacasseur de Minusma ne met-il pas à disposition de mes compatriotes en armes quelques belles filles mandingues médicalement contrôlées pour assouvir la libido justifiée des nôtres (rire)? L’on pense qu’une cabaretière supposée violée est dix fois plus importante que la vie perdue de nos plus de 40 militaires afin de pérorer tant et discréditer l’image héroïque des tchadiens. Là encore il s’agit d’une ingratitude. Un vaurien, par définition, est une identité qui ignore aussi bien le mal que le bien qu’on lui aura faits. La cedeao est une vaurienne qui mérite d’être lâchée au milieu des torrents impétueux qui la menace. A elle alors de trouver son équilibre si elle survit.

Dr Djiddi Ali Sougoudi
Médecin-spécialiste

Écrivain 

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