Par un document soumis à l’intéressé, le MPS sanctionne une de ses membres pour faute grave. L’annonce a été faite à madame Mariam Djemil épouse Djamous et présidente de l’OFMPS.

Le secrétaire général du MPS Mahamat Zène Bada et son adjoint convoque l’intéressé pour lui intimer la nature de la faute “ Escroquerie, trafic d’influence, intimidation, faux et usage de faux entre autres “. La décision de suspension émane d’Idriss Déby en personne d’après Zène Bada. Naturellement, selon nos sources, Mme Mariam Djemil avait révoqué l’accusation et aurait demandé séance tenante à Mr Zène Bada de lui mettre cela par écrit. C’est ce qui fut fait. Donc l’opinion nationale a retenu cette décision, mais la question se pose réellement dans une société qui ne fonctionne que de cette manière. Qui aujourd’hui autour du pouvoir MPS, partant des généraux influents, à l’association grand cœur ne fait pas de trafic d’influence, d’escroquerie et d’intimidation ? Qui depuis l’avènement de ce régime connu pour sa corruption, son clientélisme et le népotisme ambiant, ne fait pas de trafic d’influence ? Il n’est jamais trop tard pour endiguer ce cancer national nous dira-t-on, mais en l’espèce il ne faudrait pas s’arrêter à la seule personne de Mariam Djemil, surtout sachant les antagonismes qui existent dans ce milieu plein de jalousie et de méchanceté gratuite. La vérité, et cela après les recoupements de la rédaction, la direction du MPS accuse encore Mariam Djemil d’avoir réuni les femmes qui sont devenues membres du gouvernement de la 4e République pour leur dire que c’est grâce à son influence que ces femmes sont devenues ministres. L’accusation monte en flèche et fait affirmer qu’elle prend de l’argent auprès d’autres personnes en leur promettant de leur trouver un poste très bientôt. Faux ou vrai, le problème aujourd’hui existe dans la société tchadienne, et mérite d’être posé dans l’ensemble. Si aujourd’hui notre administration, notre économie et nos sciences sont en deçà de l’essor et du progrès, c’est parce que le système actuel qui fonctionne au Tchad est à cette image. Nous sommes loin des compétitivités et des niveaux affichés ailleurs. Le problème existe et âprement, donc il ne faut pas commencer par un exemple et s’arrêter là. Il faut aller plus loin dans les réflexions pour annihiler ce mal qui rabaisse le Tchad.

Tchadanthropus-tribune

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