Le mardi 12 novembre, le maire de la ville de N’Djamena, Saleh Abdel Aziz Daman a rendu public un communiqué radiodiffusé, appelant ses concitoyens riverains des grands axes routiers à peindre leurs devantures, à l’approche des fêtes de fin d’année. Cela, dans le souci d’embellir la capitale. Mais du côté des citoyens, ce communiqué est diversement apprécié.

Les citoyens de la ville de N’Djamena ont d’autres priorités. Toute autorité consciente de leurs problèmes de survie de chaque jour ne pourra jamais faire une sortie aussi insensée. Nos compatriotes vivent des moments difficiles, pour la plupart dans une précarité non évidente. Leur demander de faire l’effort, de par leur portefeuille très modeste, est une chose illusoire. Le maire Saleh Abdel Aziz Daman a manqué l’occasion de fermer son clapet. Une fois de plus, cela montre le faussé abyssale qui existe entre des autorités assez souvent corrompues et repues, et une population dans la majorité infantilisée et clochardisée. Pauvre pays avec des marchands d’étoffes.

Tchadanthropus-tribune avec l’élément sonore de Tchadinfos.

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  • C est de l amateurisme et l inconscience totale. Au lieu de compatir ne serait-ce que par des bonnes paroles et de la compassion
    ( meme si ceux qui en ont plus ne veulent pas partager avec les demunis ) comment comprendre cette attitude du Maire de la capitale ? Il y a de quoi a se demander si certzans responsables ont du coeur en signant certaines actes ?
    Ayons pitié du peuple et particulierement ceux de NDJAMENA où Dieu seul sait comment la majoritê se debrouille pour manger deux fois par jour. Alors arreter de les harceler dans un but purement politique . La beauté d une ville commence avant tout par la propreté et les reparations des routes . Et ceci imcombe avant tout a la mairie. Qu’avez vous fait a ce niveau ?

    Commentaire par ABDERAMANE ADOUM le 17 novembre 2019 à 17 h 05 min
  • Un Tocard aux mangeoires.
    La ville de N’djamena, quoique capitale, est une petite bourgade qu’il faut embellir en se focalisant sur les voies de navigation quasi inéxistantes , afin de faciliter son développement, au lieu d’imposer aux N’djamenois, appauvris par Les mesures d’hostilités mises en place par le locataire du palais rose, une couche de peinture.

    Commentaire par François MITO le 18 novembre 2019 à 8 h 45 min