L’on se souviendra toujours que les journaux locaux et les sites et blogs tchadiens avaient décrié les gestions calamiteuses de madame la mairesse de la ville de N’Djamena. Mariam Attahir épouse Djimet Ibet et ses adjoints ont été suspendus quand les rapports de l’IGE (inspection générale de l’État) ont été approuvés. Cette fois-ci les rapports de l’IGE ont fait mouche à partir du moment où la mairesse n’a pas une forteresse pour s’y abriter. Elle avait comme bouclier son beau fils Senoussi Mahamat Ali qui dirigeait l’IGE, et qui a couvert ses détournements, tout comme celui de ses complices et adjoints. Senoussi lui-même fut accusé et incarcéré un moment à la police judiciaire avant d’être relâché.

 

Au moment où Idriss Déby devrait partir pour un sommet à Bruxelles, le décret est tombé. Nous voilà vers un autre marathon, un autre short liste qui fera jaser.

 

Comme la mairie est une véritable vache à lait, tous ceux qui sont mus par le gain facile commencent à battre déjà campagne. Dans cette course effrénée vers le gain facile, tout le monde est mis à contribution à commencer par les généraux analphabètes qui entourent Idriss Déby. Ceux qui se disent militant de la première heure, tout comme ceux de la vingt-cinquième heure rivalisent d’ardeur. Chacun cherche a devenir maire de la capitale, attention… Pas pour servir les citoyens, mais pour les voler.

 

Dans ce combat fratricide, tous les coups sont permis, entre Mpéiste comme si la mairie de N’Djamena est leur propriété privée, où sont les Lamyfortains, les vrais, ceux qui ont la sève de cette ville ?

En tout état de cause, comme la gestion de la cité et leur dernier souci, on ne sera pas surpris de voir la mairie entre les mains d’un analphabète parce qu’il est du parti au pouvoir, alors bonjour la gabegie.

 

Tchadanthropus-tribune

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