Des actes de vandalisme se sont produits ce matin à Gassi et à Abéna dans le 7ème arrondissement de la capitale. Deux véhicules administratifs ont été la cible d’un groupe de jeunes qui y ont mis le feu et ont disparu dans la nature.

Ce matin du vendredi 15 novembre 2019, une dame avait un rendez-vous avec une sage-femme du Centre de santé la Léproserie d’Abena. Pendant que celle-ci se trouvait dans le bureau de la sage-femme, le chauffeur et sa sœur l’attendaient dans un véhicule garé juste à l’entrée dudit Centre.
Selon le Major du Centre, deux jeunes à bord d’une moto munis d’un bidon contenant du carburant leur intiment soudain l’ordre de descendre du véhicule. Les deux occupants du véhicule Toyota 4X4 de couleur blanche, immatriculé AP 2705C refusent d’obtempéré, les vandales aspergent la camionnette d’essence et  mettent le feu à l’aide d’une buchette d’allumette.

La scène attirent l’attention du personnel et patients du Centre de santé ainsi que  ceux qui se trouvaient aux alentours qui se sont démerdés à éteindre l’incendie avec de l’eau et du sable. Le chauffeur et la dame s’en étaient sortis avec des brulures du 1er degré.

Au même moment, une scène similaire avec le même mode opératoire s’est produite à Gassi à quelques mètres du commissariat de sécurité publique (Csp 16) où un groupe des jeunes inconnus (plus de dix personnes d’après la victime) ont incendié une voiture de marque Corolla immatriculée DN 017 V appartenant à la direction générale de la douane. Larkingam Geneviève, directrice adjointe des études de la législation douanière et du contentieux qui se trouvait à bord en compagnie de son chauffeur a échappé au pire grâce à la détermination et au courage du conducteur. Des individus leur ont barré la route avant de tenter de les faire descendre de force.

« Après le refus, ils ont commencé par arroser la voiture d’essence avant de cabosser la parebrise à base du cocktail Molotov. Le chauffeur a continué à rouler pendant que la flamme s’étincelait sur le véhicule jusqu’à la proximité du Csp16», témoigne la victime qui n’en revenait pas. Ce sont des policiers en service qui vont réussir à éteindre le feu.

« Elle est dans un état de choc. Elle est arrivée au bureau des larmes aux yeux », confie un de ses collègues.

D’après des témoins, certains jeunes scandent « justice à Bonheur », jeune clandoman tué le 4 novembre dernier par la protection du président de l’Assemblée nationale et dont les présumés assassins se trouvent en liberté.

Source Le Pays

Guidjindandi Djono

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  • Malheureusement ce sont les innocents qui sont des victimes de telles situations. Le Tchad devient finalement ingouvernable comme l’a affirmé un politique.

    Commentaire par Nangkeré Osias le 16 novembre 2019 à 12 h 49 min
  • La philosophie Kabadienne.
    comme l’ensemble de ses pères nommés par décret Présidentiel à l’Assemblée, la philosophie Kabadienne consiste à l’extermination des ceux qui osent se battre pour la survie quotidienne. Tel est l’exemple donné par son père spirituel IDI dans la résolution des assassinats perpétrés dans les environs de Kismi par la force acquise à ses intérêts. Comme tout combat légitime, nous déplorons les victimes collatérales.

    Commentaire par François MITO le 17 novembre 2019 à 21 h 12 min
  • C’est vraiment déplorable, le faite que l’assemblée nationale prend la charge des enfants du défunt, qui les pèse ou quoi? J’ai vraiment honte de ce président de l’assemblée.

    Commentaire par ABAKAR MALLOUM KADRE le 20 novembre 2019 à 1 h 07 min