Tous les fonctionnaires sont en grève sauf les décrétés, selon un correspondant sur place.
Tôt ce matin sur les ondes des médias privés et internationaux, les responsables des syndicats ont tracé les lignes de conduite. À l’heure actuelle, nous sommes tous en grève sèche et illimitée sauf dans les hôpitaux où il y a un service minimum, mais cela va évoluer. Si le gouvernement continue dans sa lancée, même les hôpitaux seront fermés et les malades retourneront chez eux.
Sur RFI, Ahamat Mahamat Bachir baisse de ton et évoque les démarches de dialogue avec les syndicats. Cet individu connu pour son impolitesse de langage égrène une voix chatouillée comme s’il ne voulait aller loin dans la provocation. On ressent à travers lui la prudence du gouvernement, qui commence à avoir peur de la situation.

 

La contestation s’est durcie au Tchad, avec l’appel lundi des principaux syndicats à une grève « générale illimitée », pour protester contre les mesures d’austérité imposées par le gouvernement.

 

« Le gouvernement a mis à exécution toutes ses menaces qui pèsent sur les salaires », déplorent dans un communiqué publié lundi 29 janvier les syndicats, qui ont appelé à « une grève générale illimitée dans le secteur public sur toute l’étendue du territoire ». Seul un « service minimum » sera assuré dans les secteurs de la santé, ont précisé ces organisations.

 

 

En parallèle, des responsables des organisations de la société civile et des artistes ont également tenu lundi une conférence de presse, pour dénoncer les coupes de salaires malgré l’augmentation des denrées sur le marché, la hausse des prix du carburant ou encore les mesures de répression et les interdictions de « marches pacifiques ».

Une sévère récession économique

Les mesures d’austérité se sont particulièrement fait ressentir sur la feuille de paie des fonctionnaires tchadiens, qui ont constaté une baisse de leurs primes et indemnités au mois de janvier.

Tchadanthropus-tribune
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