Il s’est passé souvent ainsi au Tchad. Assez souvent quand la vie est dure, beaucoup bascule dans le grand banditisme. On retrouve fort malheureusement parmi les malfrats des forces de l’ordre ou des soldats de l’armée. Les armes c’est ces hommes en kaki qui les détiennent. Ceux qui vivent l’enfer, c’est la population civile, les travailleurs du secteur public et privé. Les 1ers indiqués sont ceux qui sont propriétaires de motocyclettes. Les malfrats leur arrachent avec violence leurs biens, assez souvent avec mort d’homme. C’est ainsi qu’une nouvelle a été mise à jour grâce à notre collègue et compatriote le journaliste Ahamat Zeidan Bichara.

J’apprends avec une grande tristesse, et émoi de l’assassinat lâche et horrible par des individus armés de madame GRÂCE MENODJI SOGUEM, vendredi 10 février 2018 vers 13 heures dans le quartier Ambatna de retour de son lieu de travail au Ministère de la Justice et des Droits humains. D’après les informations de ses collègues, les assassins après leur forfait ont arraché sa moto sur le lieu de crime. 

GRACE MENODJI SOGUEM, mère de trois filles est une femme travailleuse, très appréciée par ses collègues. Toutes mes condoléances à sa famille, ses parents, collègues et amis. Elle sera enterrée le mercredi, 13 février à Ndjamena. Née en 1986. Après son Bac, elle a fait l’École de la Formation judiciaire à Ndjamena et recrutée au Ministère de la Justice et des Droits humains. Elle entame un début de carrière. Après un. Service public à Doba, elle rentre à Ndjamena pour sa nouvelle affection. Finalement sa vie a été écourtée par des criminels. 

Paix à son âme!  Les assassins lâches de madame GRÂCE MENODJI SOGUEM doivent être retrouvés et jugés sévèrement à la loi! “.

 

Le journaliste Djimet Wiché Wahili écrit…

Face à la montée de la grogne sociale due aux mesures d’austérité prises par le gouvernement, les citoyens se plaignent ces derniers temps de la multiplication des braquages, des menaces, des tentatives d’enlèvements, ou bien des cas d’assassinats opérés en plein jour dans la capitale tchadienne, sans que les forces de l’ordre ne parviennent à mettre la main sur ces présumés malfaiteurs.

Ce samedi 10 février 2018, à 12 h 15, des hommes armés et enturbannés à bord d’une moto ont abattu à l’aide d’une arme à feu, Madame Grace Menodji Seguem, au quartier Atrone, à 500 mètres de la Paroisse Sainte Joséphine Bakita, dans la commune du 7ème arrondissement de la capitale, d’après une source concordante.

Après avoir commis leur acte ignoble sur cette dame inoffensive, les malfaiteurs ont fini par emporter sa moto de couleur grise, avant de disparaitre dans la nature sans être nullement inquiétés de leur forfaiture, d’après cette même source.

La victime Grace Menodji Seguem, âgée de 32 ans et mère de 3 enfants, surveillante pénitentiaire au ministère de la Justice, a reçu deux balles à la poitrine gauche, ce qui ne lui a pas permis de survivre.

Le plus déplorable dans ce pays est que l’Agence Nationale de Sécurité (ANS) et la police sont plus enclins à réprimer des manifestations pacifiques initiées par la société civile et pourtant autorisées par la constitution de la République, ou à traquer des citoyens de bonne moralité, plutôt que de lutter contre le phénomène d’insécurité qui prend des proportions alarmantes avec son lot quotidien de victimes innocentes.

Par Djimet Wiché Wahili, Alwihda info

 

Tchadanthropus-tribune

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