Que vaut une formation militaire digne de soi pour les Tchadiens qui veulent faire du métier des armes une carrière ?

Après la dépravation de la fonction publique dont l’échelle de compétence s’est réduite à des subalternes non capables de défendre les intérêts premiers de la population et les citoyens de notre pays, Idriss Déby continue son mécanisme favori, celui de réduire au seuil du néant les fonctions premières de la république du Tchad. Ce pays, qui a vu faire les sacrifices suprêmes de nombreux de ses fils, s’est construit sur des bases multiformes, parfois inexactes, mais acceptables.

De N’Garta Tombalbaye jusqu’à Hissein Habré, jamais les postes de responsabilités suprêmes de notre pays n’ont été dévalorisés comme maintenant.

Dans l’armée nationale tchadienne où le grade de général est souvent décrié, ils s’y trouvent tous les saltimbanques de ce régime. Il vous suffit d’éternuer au son du nom “Déby“ et vous êtes nommé général de quelque chose. Ces nominations ont toutefois une conséquence pour les finances de notre pays avec toutes les indemnités que cela comporte.

Même l’armée de Chine ou des États-Unis n’a pas autant de généraux comme l’armée tchadienne, alors que les lugubres élus passent du civil au poste le plus élevé dans l’armée. Tel est le cas.

Vous trouvez des généraux qui étaient hier des bergers d’âne, des vendeurs de glaçons, des adeptes et vendeurs de viandes grillées, des vendeurs d’eaux au marché de la ville de Djinéné au Soudan à l’époque, tout un cafouillis que le grade de l’armée leur rapporte un revenu, et cela au détriment des militaires de carrière que comporte l’armée tchadienne.

Peut-on quantifié aujourd’hui combien l’armée tchadienne à en son sein des généraux et quel est leur apport au pays par rapport à ce qu’il gagne comme salaire et avantage ?

Aujourd’hui, pour une simple visite du président de l’Assemblée finissant (Haroun Kabadi, Kolotou, Zène-Bada entre autres) dans la région du lac où Idriss Déby est en opération, un simple fonctionnaire civil comme Kabadi est élevé au rang de général de brigade. Ce voleur de la République (Kabadi puisque épinglé plusieurs fois par la justice pour détournement de biens publics) n’a jamais été sur un terrain militaire. Bouffi et l’ombre de lui-même pour ses divers malheurs maçonniques comment ce dernier ira tirer un coup de feu ?

En tout état de cause, l’observation qui est faite à présent est plus que claire. Après la dévalorisation des postes ministériels, après dévalorisation de la fonction publique qui est la colonne vertébrale de la gestion de notre pays, Idriss Déby est entrain de dévalorisé clairement le commandement de l’armée tchadienne, où désormais chaque individu sans formation aucune ne viendra y trouver refuge.

Aujourd’hui, l’insulte la plus invraisemblable est faite à ceux qui ont franchement étudié le métier des armes, et qui sont nombreux au bas de l’échelle.

Général de brigade

Général en papier.

Tchadanthropus-tribune

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