La réunion qui a vu arriver plusieurs anciens chefs d’État à Niamey, les leaders de la société civile et les professionnels des médias, et qui s’est penchée sur la constitutionnalité et la démocratie est une vraie leçon de réalisme et de démocratie pour l’Afrique.

D’ailleurs, ne répondant pas aux attentes d’un Idriss Déby véhément à Abéché où il fait des annonces de diversion, celui-ci avait tenté de l’ignorer, car bien avant cette réunion, il mit la pression sur le président du Niger, en l’appelant à plusieurs reprises afin de ne pas accepter une telle assise qui ne ferait que le lit de l’opposition démocratique en général.

Un sommet sur le constitutionnalisme et la limitation des mandats présidentiels ne peut pas plaire à un Déby assez dictateur, en perte de réalité politique dans son propre pays.

Les anciens chefs d’État, les leaders de la société civile, et professionnel de médias ont mis l’accent sur la consolidation d’une vraie démocratie et le transfert pacifique du pouvoir exécutif sur le continent. Rien qu’en cela, Idriss Déby s’en trouverait largué, lui qui a saucissonné le Tchad et le rendit comme un butin de guerre.

La conclusion du document final est encore plus qu’illustrative :

“ Nous regrettons que des chefs d’État ayant duré au pouvoir, limitent des opportunités de participation et de renouvellement de leadership politique, ainsi que l’alternance démocratique “.

Ailleurs où on rehausse et encourage la présence des élites de la jeunesse pour la prise en main du devenir commun, au Tchad, Idriss Déby infantilise son opposition et encourage toutes formes illicites pour se maintenir au pouvoir. 

Tchadanthropus-tribune

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