Le projet d’une nouvelle cimenterie marocaine au Tchad laisse perplexe les tchadiens déçus de l’échec de la première cimenterie chinoise qui a contribué à augmenter sur le marché le prix du ciment. Eclairer la capitale est une urgence pour les citoyens et il ne faut pas attendre encore 24 ans pour avoir une électricité permanente. Un pays pétrolier doit d’abord avoir de l’électricité. Pendant que les tchadiens ne peuvent même pas se trouver du ciment pour construire des maisons en dure, pour éviter l’écroulement en saison de pluies, une nouvelle cimenterie est ouverte comme par hypocrisie soutien Antoine. Les autorités tchadiennes et marocaines ont lancé ce vendredi 13 juin 2014, une cimenterie d’une capacité de production de 500000 tonnes, susceptibles d’extension jusqu’à1 million de tonnes par an. Ce joyau se trouve à Sadjèrè, ancien petit village, au nord-ouest de N’Djamena. La cimenterie de N’Djamena qui est de la 3eme génération, permettra au Tchad d’atteindre son autosuffisance en ciment et de cesser toute importation. La gestion de ce ciment sera confiée à des ressources humaines tchadiennes, suggère notre confrère. Un programme de formation leur sera assuré au préalable au Maroc, afin d’atteindre le transfert des programmes requis, dit le marocain Sefrioui Anas, président Directeur général du groupe Addoa Cimaf.

 

Ainsi donc, d’un revers de la main, l’on efface de l’esprit des tchadiens rêveurs, l’improductive usine de production de ciment de Baoré, presque gérée en vase clos. Pourtant se lamente Antoine. Le Tchad a immensément besoin de ciment  pour notre confrère, le Président  Idriss Deby Itno a conscience que le Tchad a besoin de ciment, et ce besoin il le justifie à travers les innombrables chantiers qui se construisent au pays et surtout le profond souci de voir ses concitoyens se loger un peu plus décemment. Mais le président doit comprendre que ce qui urge réellement c’est la réalisation de ses discours sur l’habitat, car les tchadiens ont vraiment besoin de ciment. Cet espoir perdu qu’ils avaient sur la cimenterie de Baoré, ne les donne plus le courage d’espérer sur cette nouvelle cimenterie lancée le 13 juin dernier. Pour ce fait, les tchadiens accueillent la nouvelle comme un non événement, puisque la première vient d’être lancée et ne répond pas à leurs besoins.

 

A la lueur des analyses menées, Antoine a souligné que comparaison n’est pas raison certes, mais il se demande si le ciment camerounais qui est disponible dans tous les coins et recoins du pays et qui est à moins de 5000 FCFA, est produit par combien d’usines? Le soudan, à l’intérieur du quel le ciment se vend à 2500 FCFA dispose de combien de cimenteries? Question à méditation recommandée, chères autorités, suggère t-il. Le Tchad a besoin des actes et faits concrets pour sortir de son pétrin et non des discours et réflexions remplies des promesses irréalisables. Conclut-il. 

 
Journal du Tchad

 

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