D’après une correspondance envoyée à la rédaction, plusieurs cadres s’offusquent des démarches établies pour créer une nouvelle compagnie aérienne. Nous vous suggérons de lire attentivement la correspondance ci-jointe pour se faire une idée de la chose. D’après un technicien du domaine, le superviseur neutre de la sécurité aérienne trouve que les démarches entreprises sont en contradiction totale avec les recommandations strictes de l’OACI. Comme à l’exemple des précédentes compagnies (Toumaï air-Tchad et air-inter), les autorités sont en train de biaiser totalement ce projet.

 

Correspondance :

 

L’annonce à grand renfort médiatique depuis la signature d’accord en présence du chef de l’Etat de la création d’une compagnie aérienne TCHADIA AIRLINES avec comme partenaire Ethiopien Airlines qui va débuter ses vols au 1er octobre est une chose louable surtout pour les vols domestiques comme il n’y a plus de routes au Tchad en ce moment pour se déplacer sans que les amortisseurs ou le moteur de véhicule prennent un coup. L’étrangeté dans cette affaire est que nous avons l’ADAC (aviation civile tchadienne) qui bombe le torse et se met en avant du projet par son Directeur General Mr Adjam devenu pratiquement le Relationship du projet Tchadia Airlines tantôt bras dessus bras dessous avec les experts Ethiopiens et par moments  joue à leur chef de protocole attitré sur place a Ndjamena dans leur différents déplacements.

Qu’il prenne plus de la hauteur. Il oublie son rôle principal de neutralité et doit se cantonner pour ce cas précis dans ses obligations de garant en matière de supervision de la sécurité des opérations de transport aérien commercial

L’OACI organisation internationales de l’aviation civile est bien claire concernant le périmètre entre une compagnie nationale créée par l’état et son aviation civile.

Que nos artistes de l’aviation civile restent droit dans leur bottes car l’OACI stipule bien dans son document Doc 8335 annexe /879 Manuel des procédures d’inspection, d’autorisation et de surveillance continue de l’exploitant

Chapitre 2 responsabilités de l’Etat

2.2 Comment l’Etat s’acquitte de ses responsabilités

2.2.6 Si l’Etat représente à la fois l’autorité de règlementation et l’exploitant, le meilleur moyen de répondre aux exigences de la convention relative à l’aviation civile internationale et de protéger l’intérêt public consiste à repartir les pouvoirs et les responsabilités entre son entreprise de transport aérien et ses services de réglementation. Les procédures d’autorisation devraient  être suivies de la manière exposée en détail exposée en détail ci-après, comme si l’exploitant était une entreprise privée.

Que la haute hiérarchie qui dans ce secteur à présent est entièrement militaire en principe bien disciplinée à savoir le General Ministre, le General Conseiller du chef de l’Etat et le General Président   ramène ce DG aussi officier qui sort des rangs à sa valeur incongrue et laisse le ministre de tutelle et ses proches collaborateurs techniques dérouler la communication et la mise en œuvre des étapes du projet en détaillant scrupuleusement au contribuables Tchadien;  le business plan exact de cette  nouvelle compagnie, les montants exacts du capital et ainsi que les couts des investissement dans les 5 premières années d’existence car on parle de milliards et nos députés ne sont jusqu’à présent même pas édifiés sur les engagements de l’Etat par ces moments de crise économique grave ou le simple centime doit être dépensé avec parcimonie. Dans cette précipitation il ne faut pas qu’ on nous dise  après que le chef de l’Etat a été encore une fois de plus grugé par des indélicats professionnels des dessous de tables qui sont malheureusement tapis dans ce secteur au ministère qu’ils ont mis à mal depuis plus d’une décennie.

Bernard Singa

Technicien Moteurs Avions

 

 

 

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