Le milieu intellectuel tchadien regorge de gros talents enfouis, souterrains, repliés voire répulsifs à une société « culturellement » dépravée de ses mœurs, détournée de son identité ancestral, réprimer par une politique despotique, ignorer voire marginaliser par la médiocrité, passionnée par le matériel et totalement coupée du spirituel.

Cette situation entretenue avec les temps par une classe politique sans scrupule et une société séduit par le luxe et les vices a contraints nos génies à se replier sur eux-mêmes, à entretenir leur passion en solo ou en cercle restreint et hermétique et au pire des cas banal à émigrer très loin dans l’espoir de trouver des espaces fertiles à ce savoir débordant, assoiffé d’éclosion et d’interaction pour croitre, pour continuer vers le meilleur.

C’est cette particularité proprement tchadienne qui tue le génie et la créativité, qui soustraite le pays de la marche du monde, qui étrangle nos motivations, qui conduit nos artistes à se sentir enclaver intellectuellement dans leur pays, nos savants d’emprunter le chemin de l’exile ou se ronger en silence, nos étudiants de ne plus vouloir retourner, nos professionnels de santé à voyager ailleurs pour sentir des égards sincères, impulsifs, admirateurs et reconnaissants des atouts.

C’est le prix qu’il faut payer pour éviter la risée des autres, conduisant à s’enfermer sur soi pour protéger ses innovations, ses découvertes et ses exploits, son potentiel, à ne les extérioriser que partiellement et temporairement à des prochains inoffensifs, ouverts, chez lesquels on ressent une partie de nous, pour partager ensemble ce qu’on a de commun, pour s’assurer d’être dans les repères sociaux ainsi que pour se libérer momentanément du fardeau intellectuel.

Dans cette richesse culturelle, l’élite intellectuel tchadien contraint à l’exil montre régulièrement à travers des intellectuelles de haute gamme du monde entier, qu’il est omniprésent, qu’on se trompe à son endroit, en le diabolisant, le harcelant sans cesse et le dénigrant au profil des illettrés improductifs, incapables de se hisser à la vie mondaine, pour prouver ses dons et ses facultés de faire mieux.

Ces hommes intellectuels et intègres en même temps font des miracles partout dans le monde et qui aussi font valoir leur mérite durement acquis quand ils ne sont pas les bienvenue dans leur propre pays auquel ils ne trouvent pas leur place.

Avec un régime politique obscurantiste et une société qui refuse malgré la richesse considérable et la force d’attraction des œuvres des ses intellectuels, à s’épanouir et d’éclore au grand bonheur de milliers des jeunes nostalgiques et en quête des champs intellectuels quand ils errent derrière les  »maitres des ânes » et des querelles de clocher perdant leur génie et l’essentiel de leur potentiel au service des intérêts de particulier pour répondre à ses besoins primaux.

Je suis ulcéré de voir nos jeunes s’inspirer des gens lâches et malhonnête et se repérer à des personnalités que seul leur nom est largement suffisant pour définir la médiocrité et l’ignorance car j’ose croire qu’ils n’ont connu que eux quant les intellectuels sont en exile ou sous l’ombre d’un mimié

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Djarma Acheikh Ahmat Attidjani

Activiste politique, Analyste indépendant 

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