L’objet de cet article et d’attirer l’attention du lecteur et du Gouvernement du TCHAD, SUR LE RISQUE d’une crise alimentaire sans précédent qui guette le pays en plus de crises sécuritaires et de covid-19 dont le pays est englué.

En effet un groupe des chercheurs de CIRAD vient de réaliser plusieurs études sur l’évolution de la situation causée par les criquets pèlerins en Afrique de L’EST, ces chercheurs ont déduit que, il existe un risque d’entrée des criquets pèlerins en territoire Tchadien. Ils estiment que

les essaims des criquets arriveront au pays à mi-juin 2020 périodes de reproduction estivale dans la zone désertique du Tchad, avant de se propager dans le reste de pays.

Pour votre gouverne, sachez que notre pays est historiquement la porte d’entrée des invasions des criquets se propageant de LAFRIQUE DE L’EST VERS L’AFRIQUE DE L’OUEST.

Ce fléau est difficilement maitrisable sans moyen de lutte adéquat, la densité des criquets dans un kilomètre carré est de quatre-vingt-millions d’individu. En effet un seul essaim de criquets en déplacement peut couvrir une superficie de 2400 km2 pouvant dévorer 400 000 tonnes de biomasse en un jour.

Le risque d’invasion des essaims de criquets au TCHAD ne doit pas être pris à la légère par les décideurs.  Toutes les régions du pays seront impactées. Une calamité va s’installer avec le début de la saison pluvieuse qui va favoriser la multiplication des criquets dont le nombre va atteindre des milliards d’individus voraces, qui mettront en péril les champs, les ressources fourragères, environnementales et fauniques.

L’invasion massive des criquets qui est d’ailleurs inévitable constituera une menace pour le peuple TCHADIEN déjà impacté par une misère endémique et cyclique. Pour toutes ces raisons évoquées j’attire l’attention du gouvernement du TCHAD de prendre la mesure du danger qui guette le pays.  Car gouverner c’est AUSSI prévenir, ceci étant je suggère que L’ÉTAT TCHADIEN anticipe par :

1a) — la mise en place d’un programme prévisionnel de lutte anti acridienne.

2a) — renforcer les capacités techniques et opérationnelles des ministères et structures paysannes concernés : (MINISTÈRES D’AGRICULTURE, D, ÉLEVAGE, D’ENVIRONNEMENT, ET ORGANISATIONS PAYSANNES ET PASTORALES, etc.)

3a) — faciliter des missions d’échange aux cadres techniques vers les pays ayant capitalisé des résultats probants dans la lutte anti acridiens tels que le kényans et l’Ouganda.

4a) — assurer la formation des Brigades villageoises et PASTORALES de lutte anti acridiens, dans le sens large

5a) — constituer dès maintenant les réserves stratégiques des appareils et produits phytosanitaires, faire des stocks des denrées alimentaires pour la consommation humaine fourrage et tourteau pour notre cheptel., assurer la mise en place des semences précoces en milieu paysan, etc.

6a) — mettre en place une commission de veille composée des cadres techniques multidisciplinaires, pouvant réfléchir et proposer aux décideurs de moyen de riposte adéquat en s’inspirant des expériences utilisées par des pays ayant vécu les invasions acridiennes tel que le kényan et autres.

De tout ce qui précède ;

L’ÉTAT TCHADIEN EST INTERPELÉ aux fins de prendre ses dispositions à temps, car le début de la saison pluvieuse ne pas loin, dans le cas échéant le pays sera surpris par ce fléau qui va ravager champs , ressources fourragères, faune, ce fléau va engendrer une crise alimentaire majeure, des millions des Tchadiens  , des millions animaux domestiques et sauvages seront impactés décimés par cette catastrophe et il y aura d’hécatombe humaine et animale et faunique par le simple fait que le gouvernement s’est montré laxiste et n’ayant pas pris ses précautions à temps malgré les signaux donnés par plusieurs sources indépendantes.

Que le Tchad exerce une gouvernance souveraine et responsable au lieu de compter seulement sur les appuis des pays donateurs ou organisations humanitaires internationales en cas de catastrophe naturelle.

Bichara Ringo

Tchadanthropus-tribune

596 Vues

  • Votre analyse de la situation acredienne est pertinente elle permet d’attirer l’attention des décideurs à prendre des dispositions idoines et a temps avec la mise en place des tous les dispositifs de lutte efficace contre le fléau, une excellente analyse.

    Commentaire par Oumar habib issa le 18 avril 2020 à 22 h 57 min
  • Votre analyse permet aux différents acteurs et partenaires de la lutte antiacridienne de prendre leur disposition pour agir afin de garantir la sécurité alimentaire des population l’an prochain.

    Commentaire par Aziz Sabit le 18 avril 2020 à 23 h 04 min
  • Quand un fils du pays Digne alerte. Certain passe leur temps a polémiqué sur des choses qu’ils ne savent pas. Ils n’ont pas de preuve de ce qu’ils avancent. Un projet n’est pas une tontine. Il y a des systèmes de contrôle. ace que je sache il n’a jamais été inculpé pour détournement de fonds. Au moins Bichara a servis consciencieusement le pays. Il continue a le faire en alertant les autorités du Tchad sur les danger qui guettent les tchadiens. C’est une entreprise très louable. Bravo Bichara nous t’encourageons.

    Commentaire par Daoud Ali Adam le 19 avril 2020 à 16 h 45 min