La Dia ne doit pas écarter dans les cas les plus graves l’application des peines coercitives. L’histoire nous a appris qu’à l’origine, cette pratique était consacrée par la justice royale juste pour éviter la vengeance privée.

Parce qu’il n’y avait pas un appareil judiciaire assez effectif pour agir en conséquence. Et malgré l’existence de la justice, il y avait des individus qui en raison de leur proximité avec un roi ou une autre autorité, ne pouvaient pas être soumis, en cas de meurtre, à la même règle que des individus ordinaires. C’est pourquoi même les règles coercitives de cette époque étaient très complexes. Pour cette raison, en cas d’une infraction donnant la mort à un individu, le meurtrier et sa famille étaient obligés de payer un prix à la famille de la victime.

À défaut, il compensera de son corps, c’est-à-dire qu’il sera tué ou réduit en esclavage s’il ne paye pas ce prix. Ce sont en réalité des aménagements qui permettaient d’éviter la vengeance entre les individus et leurs groupes.

Mais aujourd’hui, avec l’avènement des droits de l’Homme et la politique de lutte contre les inégalités, les sociétés ont tendance à ne se soumettre qu’au respect d’une justice commune puissante et exercée par une autorité publique. Comment peut-on comprendre qu’en ce moment, un criminel et son groupe reste à l’abri de toute poursuite parce qu’ils ont eu à verser une composition pécuniaire à une autre famille victime, alors qu’il s’agissait, selon le Code pénal, d’une infraction criminelle portant atteinte à toute la société ? C’est pour cette raison ci-dessus que la Dia n’a plus sa raison d’être. Ou même si elle l’a, elle doit être strictement limitée et encadrée, ne pouvant pas écarter au pire et au meilleur l’intervention de l’autorité publique. Mais le gouvernement doit s’assurer d’abord de la rigueur de sa justice et respecter aussi le principe dit : nul n’est au-dessus de la loi. En tant que citoyen tchadien, je compatis avec le Dr Djiddi Ali Sougoudi, pour suggérer nom seulement à l’occasion de Fin 2, les résolutions sur cette mauvaise pratique inadaptée, mais à l’autorité tchadienne même après le forum d’y revenir sur ce point.

Moussa Oumar Adouma

Étudiant en 2e année de droit privé

Université Gaston Berger de Saint-Louis Louis

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