En longueur des journées, certains ministres et maires de la capitale publient sans ambages à la télévision nationale d’horribles images des inondations, comme un acte relevant de bon sens.

Or, cette pratique expose dans une certaine mesure, la misère dans laquelle croupissent les Tchadiens surtout, ceux qui se retrouvent dans les quartiers inondés. Quels message ou leçon tire-t-on de cet aveu ?  

Nous devons au contraire travailler et non s’évertuer à des actes fallacieux à but lucratif. Nul n’a besoin d’un prêche d’imam ou de Pasteur pour comprendre que, la pluie ou l’inondation sont des phénomènes naturels, connus de tous et qui exigent des mesures de préventions, des efforts de tout le monde.  

Dans la mesure où les drains sont bouchés par des ordures ; absence de canalisation dans les nouveaux quartiers ; par absence de curage des canaux à l’approche de pluies, il va sans dire que les maisons puissent se retrouver sous l’eau et des concitoyens debout attendant les concours des bons samaritains. Il est vrai que les responsabilités sont partagées, d’une part dans un passé récent, en avril, mai ou juin, les services des communes s’attèlent aux ramassages des ordures, aménagements des pistes secondaires et construction des canaux qu’ils ont abandonnés maintenant ; d’autre part les Tchadiens contribuent à cette catastrophe, car, ils abandonnent les déchets dans les rues, construisent et occupent le passage des eaux, malgré les sensibilisations. La pluie vient chaque année, nous devons nous préparer pour la recevoir. Le civisme ; qui doit enseigner qui ? Citoyens le pays nous appartient. Citoyens les villes vous appartiennent. Il faut accepter toujours les critiques, c’est elles qui vous feront avancer dans la vie active. Personne n’est indispensable.  

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Togoï Chidi Djeky Martami

Le Tchadanthropus-tribune

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