« La défense de la patrie, la préservation des acquis démocratique et de la paix, la stabilité, le dialogue social sont des impératifs qu’il faut préserver afin de voir notre pays traverser ce temps trouble », affirma désormais l’homme fort du palais rose MID.

Les missions dévolues désormais au gouvernement de la transition sont : la réconciliation nationale, la préservation et la promotion de la paix, de l’unité, et la solidarité comme actions prioritaires, sanctuarisées dans le cadre d’un dialogue national.

Le programme politique du nouveau Gouvernement qui repose sur neuf (9) points présentés devant les représentants du peuple en date du 14 mai 2021. Parmi ces 9 points, c’est le septième qui doit attirer l’attention de l’AMB. Mahamat Zène Chérif. Celui-ci met en difficulté le Ministre MZC : Poursuivre la lutte contre la mauvaise gouvernance, le népotisme, l’exclusion et la corruption.

Telle est la feuille de route du Gouvernement de Transition, par ailleurs, si aujourd’hui le Tchad a échappé à la sanction du Conseil de paix et de sécurité de l’Organisation Continentale, l’Union Africaine, c’est grâce aux efforts inlassables du Président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat et son staff (Prof Mohamed Mahmoud Ben Labat, Moussa Mahamat Dago, Alex Ratebaye etc.) qui ont su mener une diplomatie avec tact et sagesse. Entre temps, Mahamat Zène Chérif aiguise ses calculs politiques en promettant la chasse aux sorcières au sein du département dont il a la charge.  Sans honte, il réunit la presse dans son bureau du palais de Gardolé pour faire une déclaration à la télé comme s’il était pour quelque chose dans cette victoire de notre pays face à la sanction qui pesait sur la population tchadienne qui n’aspire qu’à la paix. Certes le ridicule ne tue pas…

Désormais nos repères sont celles du Gouvernement en Général et du CMT, en particulier. Mais Mahamat Zène Chérif n’a pas manqué de mettre sa machine de règlement de compte en marche. Celle-ci a commencé par l’élimination de certains éminents Cadres du département des Affaires Étrangères, en la Personne de Fadlassid Ali Naffa, ministre plénipotentiaire hors classe, Directeur Général du Ministère qui a été nommé par l’AMB. Amine Abba Siddick, ministre sortant, en son temps. C’est un cadre émérite de cette institution qui a bâti toute sa carrière dans ce domaine, du simple Agent en passant par Chef de Division, Directeur Général du Protocole d’Etat, Premier Conseiller d’Ambassade, jusqu’à Ambassadeur… Pour rendre service au département qui lui a tout donné et pour un souci de redevabilité envers ses collègues ou ses cadets jeunes diplomates, il a accepté revenir entant que Directeur Général du Ministère afin d’aider son aîné AMB Amine Abba Siddick redresser la pagaille instaurée par Chérif.

Rappelons que l’actuel DGM a remplacé Mme Sanda Ildjima, une agronome de formation qui s’est vue propulser Directrice Générale du Ministère par Mahamat Zène Chérif. C’est le couple qui a instauré un système de népotisme viscéral et terni l’image de la diplomatie tchadienne, jusqu’à la qualifiée de médiocre par certaines chancelleries étrangères.

La deuxième victime de cette liste est l’Inspecteur Général du Ministère, le Ministre plénipotentiaire hors classe qui a gravi les échelons dans ce département du simple Agent en passant par Secrétaire Général du Ministère jusqu’à la fonction d’ambassadeur, Monsieur Abakar Gori, oncle et beau-père de Chérif, proposé à ce poste par lui, paie le prix de sa franchise envers sa hiérarchie.

Désormais, la liste n’est pas exhaustive. Du Consul Général du Bénin et de Djeddah, l’Ambassadeur Mbodou Seid n’a pas fait exception à la « règle Chérif », l’annulation des fonds alloués pour réfectionner le bâtiment de l’Ambassade du Tchad au Congo, l’a ébahi. La haine et la rancune de Chérif n’a pas de limite. Il suffit d’une contradiction d’idées, et il vous combat avec une rancune sans nulle pareille au détriment de la bonne marche de l’administration ou de l’image de la diplomatie tchadienne à l’étranger.

Par conséquent, Mahamat Zène Chérif, invite l’Inspection Générale d’Etat (IGE) à effectuer une mission de contrôle dans le Département dans le but de noyer toute sorte de concurrence et s’érige en seul maître des lieux. Quand bien-même il oublie qu’il a les mains sales.

Pour récupérer ce qu’il a dépensé lors de campagne électorale d’avril 2021 qui a coïncidé par la mort du Maréchal du Tchad, Mahamat Zène Chérif profite de l’inauguration de nouveau bâtiment devant abriter le ministère des Affaires Étrangères et tiens mordicus à attribuer le marché des équipements des meubles à son neveu Mahamat Sougoudi, DG de la société ARMADA et par ailleurs chargé des féticheurs.

N’y a-t-il pas d’autres chefs d’entreprise répondant aux critères ou c’est seulement la famille des ministres qui doivent gagner les marchés ? Il est temps qu’on change les anciennes habitudes/méthodes d’attribution des marchés aux courtisans et autres parents des chefs de département ministériel.

Ce monsieur prend le Département des Affaires Étrangères comme sa manne ou butin de guerre après la campagne présidentielle où beaucoup avaient dépenser et c’est une occasion en or pour eux de renflouer leurs caisses. C’est ainsi qu’il crée une mission sous couverture de la visite au Tchad, du Ministre d’Etat aux Affaires étrangères du Qatar, M. Sultan Saad Khalaf Al Moraikhi pour annuler tous les accords signés par son prédécesseur AMB Amine Abba Siddick lors de la Commission mixte tenue le du 05 avril 2021 à Doha. Ne dit-on pas que l’Administration publique c’est la continuité ? Pourquoi tient-il forcément à effacer toute trace des efforts de son prédécesseur à la tête de ce département au risque de nuire et entacher la crédibilité de notre pays auprès des autres nations ? Est-ce que c’est un moment opportun de revenir régler des comptes alors que le CMT et toutes les forces vives aspirent à unir, réconcilier le peuple tchadien afin qu’on puisse sortir notre pays de ce temps d’incertitudes ?

Est-ce que CMZ profite de ce retour afin de financer ses parents mercenaires basés en Libye ? Son affiliation à Mahdi, le chef de la rébellion FACT qui a occasionné la mort du Maréchal du Tchad, par le biais de sa mère fera l’objet d’un autre article.

Nous interpellons vivement le Président du CMT et le Premier Ministre de la Transition, chef du Gouvernement et le Directeur du Cabinet Civil l’adjoint Abdelkerim Idriss Dey d’en tirer toutes les conséquences qu’il adviendra.

Souarbé Balambé Ngarnodji

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