Et si les grandes festivités marquant l’histoire de nos pays respectifs en l’occurrence les fêtes d’indépendance étaient plutôt des moments d’échanges, de partage autour d’une figure publique ayant la gestion de nos biens que des défilés civils et militaires vides de sens.

Et si pendant ces moments d’échanges, on prenait en compte l’avis des uns des autres qu’un cercle restreint.

Et si à la table de partage, l’illettré avait le même droit à la parole que le lettré… nous sommes tous indispensables.

Le concept de la fête qui est un moment de réjouissance dans un espace public doit être révisé dans ce contexte.

L’Afrique a de réels problèmes, nos dirigeants s’évertuent à améliorer le continent, j’apprécie. Mais pour l’intérêt de tous, je pense qu’il sera pertinent quoique leurs agendas soient chargés, une rencontre que des défilés folkloriques.

Ce continent est un peu comme un couple où le mari est le seul à être heureux dans le mariage, tant qu’il ramène le pain à la maison, pour lui tout va bien. Il n’ose jamais poser la question à sa femme si elle est aussi heureuse. Ne réduisez pas vos fauteuils à un simple exercice de satisfaction matérielle, car qui côtoie les cimetières est avisé que le corps n’est qu’un décor.

Glory Djaouga

Blogueuse tchadienne

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