Les citoyens tchadiens sont tenus au respect strict de toutes les mesures prises par le gouvernement contre le Covid 19 depuis son apparition au Tchad. Il est vrai que tous les tchadiens sont à cent pourcent décidés à endiguer cette maladie, mais il n’est pas superflu de s’interroger sur le statut de la majeure partie de la population de N’djaména pour ne pas dire du Tchad.

En l’absence de revenu fixe, les tchadiens mangent au jour le jour. Pour preuve, deux de mes voisins, l’un est vendeur de thé et de café, l’autre de pièces détachées ; aujourd’hui tous deux, sous l’effet de confinement ne peuvent plus subvenir au besoin de la famille, leur situation est déplorable. Ils ont besoin d’assistance parce qu’ils n’ont plus de ressource.

Il me revient souvent de m’interroger, combien sont de tchadiens qui sont soumis dans le même carcan que mes voisins ? Ils sont certainement nombreux à solliciter l’assistance pour leur survie. Coordination ! Il y a lieu de réfléchir sur les mesures d’accompagnement. J’ai vraiment pitié mes voisins et des tchadiens démunis. Nous avons des bels exemples de certains pays africains, à savoir : Le Rwanda qui approvisionne la population de denrée alimentaire (porte par porte).

Le Benin, a laissé libre cours à la population mais accentue la sensibilisation par l’entremise des services communaux et de santé. Il est vrai que ces mesures vont considérablement impacter les finances publiques. Car les frontières sont fermées, la plupart des activités aussi sont aux arrêts toutefois, pour ma part l’État il a plusieurs issues. Hier le Président et l’armée ont chassé le Boko Haram du territoire national jusqu’au pays voisins. Aujourd’hui le gouvernement et la population tchadienne à leur tour de chasser l’ennemi commun, le coronavirus du territoire national, mais comment ?

Mes voisins, mes voisins.

Togoichidi@gmail.com

Togoï Chidi Djeky

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