La protection, l’entretien et l’éducation des enfants au Tchad. La responsabilité de l’éducation des enfants est partagée entre : les parents, les autorités des différentes villes et les professionnels de l’éducation du pays.

1- Certains parents d’enfants tchadiens sont irresponsables. Ils abandonnent leur famille et vivent en concubinage avec des jeunes filles. De surcroît, certains sans plan ni programme se plongent dans polygames avec trois, quatre femmes au détriment de l’éducation des enfants. Allah yarabih Dieu s’occupe de l’entretient disent-ils.

2- Pour certains, le Marabout est un moyen adéquat pour l’éducation et l’entretien des enfants. Ils mettent leurs enfants à la disposition de ces derniers qui ne sont que des escrocs, sans connaissances approfondies du Coran, profitent de ces ressources humaines pour les utiliser à d’autres fins : chaque matin, ils sont sur les artères pour quémander, et se livrer aux travaux forcés pour des muettes de 50, 100 FCFA qu’ils rendront à leur maître le Marabout.

C’est pourquoi, nous assistons au nombre des enfants communément appelés Mahadjiri

3 – le bon sens voudrait que, les autorités des différentes villes du pays, particulièrement les maires, agents de commandement interpellent les parents ou tuteurs afin que cette pratique cesse. Il y a lieu de reconnaître que les enfants sont confrontés à des risques. Les maires, les agents commandement et les autres parents sensés comprendre cette situation doivent travailler ensemble pour réduire ces risques en renforçant les systèmes de protection de l’enfant au Tchad. Les tchadiens doivent insister sur la nécessité de suivre les directives sur la recherche de l’intérêt supérieur de l’enfant.

La jeunesse est le fer de lance dit-on, alors, il faut investir davantage pour le développement de cette ressource humaine car les conditions pour atteindre l’excellence prônée par les hautes autorités ne sont pas mises en place. L’absence de perspectives en termes d’éducation ou la volonté de se venger par la souffrance est souvent l’impression que les enfants se donnent. Ils n’ont pas autres choix que de s’enrôler dans l’extrême barbarie et pauvreté c’est l’un des éléments essentiels qui poussent les enfants à s’orienter dans les mauvais sens. Ils ne savent où aller, finissent par s’enrôler dans les marchés ou dans les rues. Toucher également les milliers d’enfants qui vivent dans les différentes rues des villes, qui n’avaient pas de quoi se vêtir, étaient contraints par les parents d’effectuer des travaux physiques pénibles ont fini par s’éloigner. Les parents sont un des maillons qui contribuent aujourd’hui à la baisse de niveau. Car pour la plupart des parents, leur responsabilité se situe à l’inscription. Inscrire son enfant ne suffit pas. Au-delà de ces efforts, les parents doivent veiller au suivi du début d’années académique ou scolaire jusqu’à la fin. En l’absence des orientations des parents en appui à celles reçues à l’école, nombreux sont des enfants qui deviennent des délinquants suite à cet abandon inédit. Bref, l’État est appelé à faire la politique de l’école publique et les parents au suivi, ainsi la catastrophe sera évitée. Bonne fête de Noël à tout le monde.

Togoï Chidi Djeky Martami

togoichidi@gmail.com

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