Pas plus tard qu’il y’a une semaine, les organisations de la société civile, ont tenu une conférence de presse. Depuis très longtemps déjà, les Partis politiques de l’opposition, font des communiqués de presse et autres conférences, du même nom, leurs moyens de lutte favoris. Qu’est ce que ça donné : RIEN

Chers compatriotes, franchement, qu’elle est la portée d’une telle initiative ? Vous feriez mieux de rester chez vous , sans aucune menace , et , de vous exprimer à travers les réseaux sociaux . Une conférence de presse n’a aucune chance d’être diffusée. Il est plus avantageux de vous adresser, mais sûrement, à tous ceux des tchadiens qui possèdent un téléphone, d’un certain niveau technologique : Croyez-moi, ils sont nombreux. « La main qui tend le bâton, sait que le coup n’est pas mortel » De grâce, ne suivez pas vos aînés. Optez pour des actions nouvelles de lutte …

PETIT RAPPEL D’HISTOIRE : À la fin de la seconde guerre mondiale, De GAULLE n’ayant pas tenu ses promesses, l’Algérie, puis le Vietnam, avaient tout de suite compris la manœuvre. Ces deux colonies, l’une après l’autre, ont dû faire la guerre pour arracher leur indépendance. Ces deux peuples sont aujourd’hui, libres et souverains. Au référendum de 1958, en guinée, sous l’impulsion de M. Sékou TOURE, le NON franc et massif, donnait l’indépendance à ce pays. Les Français avaient alors tout détruit (Bâtiments, véhicules, incendié les Hôpitaux et Écoles, tué les animaux des Fermes, même la centrale électrique de Conakry, rendue inutilisable) .

Face au besoin de plus en plus grand de Liberté, hier, ils combattaient pour libérer la France occupée, désormais, Tirailleurs, Indigènes et autres intellectuels africains, tous unis, songent à se libérer du colonialisme. Le OUI arraché, de justesse, grâce à des menaces et chantages, sur la personne, de chacun des leaders de l’époque, ne semble pas rassurer la puissance coloniale. C’est à ce moment que la France décide d’accorder l’indépendance, aux anciennes colonies. En vérité, il fallait donner aux africains, l’illusion qu’ils sont Libres. Désormais, Les sujets de cette partie de l’Empire, s’appellent les Tchadiens, car, l’État, crée à ce jour du 11 Août 1960, s’appelle : TCHAD.

Au même moment, Drapeau, Hymne « National » , Armoiries et Constitution , sont fournis. Le chef de l’État est déjà Désigné, ainsi que les membres de son gouvernement ; Le choix du dirigeant par la France, très solennel en 1960, atteindront son paroxysme, lorsqu’en décembre 1990, en accord avec Ghadafi et Oumar Al-Béchir, la France remplaçât, Hissein Habré par Idriss Déby.

Déjà entre les mains des Colons, l’Administration le demeure. Mais, un programme à long terme de formation, est d’ores et déjà lancé. Il faut y inclure la Justice qui est entre les mains des magistrats français. Encadrés par des officiers français, quelques officiers tchadiens (survivants de la seconde guerre mondiale) , se voient confier la mise en place d’une Armée Embryonnaire . Étant entendu que la Défense, au vrai sens du mot, est assurée par la France. La voix de son Maître, la Diplomatie tchadienne est, dès lors arrimée à celle de la France. Pendant toute la période illimitée d’apprentissage, des Conseillers français avaient envahi, tous les Ministères, ainsi que toutes les Institutions, du Nouvel État.

QU’EN EST’IL DU POINT DE VU ECONOMIQUE ?

Séparés par des frontières artificielles, dont seule la France connaît les raisons, nos États sont avant tout, des Producteurs Spécialisés de Matières premières. A plusieurs égards, la Communauté Franco Africaine, constitue un savant mélange, D’esclavagisme et de Colonialisme. Par un simple tour de passe passe, l’ancien Franc des colonies , hérité des Nazis pour avoir été imposé aux français , devient « le franc de la communauté Franco- africaine » . Du coup, deux régions monétaires sont créées, et le Franc CFA s’impose comme Monnaie commune. Deux Banques Centrales : BDEAO ET BEAC , sans pouvoir d’échange entre elles , et des Billets , tout aussi non interchangeables , furent mis en circulation ;

La Monnaie la plus asservissante est née, après quatre siècles d’esclavage dont la France fut l’un des promoteurs.

La France a donc changé de méthode et non de principe de gouvernance. Du colonialisme abject, on passe à une domination plus intelligente. Chaque ancienne colonie est érigée en État, mais en apparence seulement.

De François TOMBALBAYE à Idriss DEBY, la gestion politique et économique du Tchad n’a guère évolué. Nonobstant une augmentation substantielle de la population, les Tchadiens n’ont eu ni des droits supplémentaires, ni une amélioration palpable de leurs conditions de vie. Par contre, la France a tiré des profits considérables, dans cette nouvelle forme de colonisation. C’est ce qui explique son soutien à DEBY, l’un des tyrans qui pratiquent depuis 27 ans, des assassinats de masse.

DOIT-ON CONTINUER AINSI ? NON et NON . 3 FOIS NON.

L’ennemi est bel bien ce régime fantoche qu’il faut abattre. Il s’agit d’une Tyrannie, depuis 27 ans, pour continuer à soumettre les tchadiens ; L’Hydre à multiples têtes , n’est ni un État de droit , moins encore , doté d’Institutions légales et légitimes . Jamais , un état au sens moderne du terme , n’a eu à sa tête , un homme qui est , à la fois , chef de canton des Bideyat , Général des corps d’armées , chef de l’état et Président de la République .

Les tchadiens doivent fouler aux pieds, les lois édictées par Déby, elles n’ont aucune légitimité. OUI, sous un régime d’occupation, un système répressif et concentrationnaire, la résistance doit agir contre ses lois scélérates. Agir autrement, c’est faire preuve de naïveté. La grande souffrance des tchadiens nous interdit de plaire aux partenaires dont la France, qui sont à l’origine même de cette machination colonialiste.

En considérant que le Tchad n’est pas libre, 57 ans après, notre lutte doit prendre la forme de Lutte de libération. On ne peut haïr Déby, le Tyran, assassin de tous les opposants et affameur des tchadiens, et flirter avec la France, tête pensante de ce système d’avilissement. L’un et l’autre, sont les faces d’une seule et même pièce : C’est à dire la domination.

Toutes les lois au Tchad clament des interdits. Si vous attendez des autorisations, soit pour réclamer, soit pour revendiquer, alors vous n’agirez jamais. Pire, vous ne pourrez menacer Déby et son système, moins encore à ouvrir la voie à une alternance.

Chers compatriotes, rappelons nous : Au Ruanda l’opposition avait mis un terme au régime génocidaire de Habiana Rimana ; Un soulèvement populaire, encadré par des nationalistes, avait chassé le Dictateur Blaise COMPAORE ; Loin du continent africain, une poignée de nationalistes, à leur tête, un certain CASTRO, était arrivé à bout d’une des dictatures les plus féroces à Cuba.

Dans tous ces cas , cités ci-dessus , leurs engagements ont été dictés par le refus de l’injustice , de la discrimination , de la gabegie , de la médiocrité , bref , de la mauvaise gouvernance qui caractérisent tous ces Tyrans à la solde de l’étranger .

Hier, nos parents ont combattu farouchement la horde coloniale. Il est de notre devoir de nous opposer, tous unis contre leurs représentants locaux. Cette Tyrannie Liberticide, un mélange de corruption, d’assassinats, de viols, sur un fond de rejet de tous les autres, nous amène inévitablement, vers un génocide.

Chers compatriotes, la situation au Tchad est très grave. Voire dangereuse. Ce n’est pas tant, à cause de ceux qui font du mal, mais, de tous ceux qui les laissent faire. Il faut agir …

Pour ce qui nous concerne, après plusieurs accords jamais respectés, la résistance s’est imposée d’elle-même. Et s’offre à nous la force comme seule alternative.

Nous avons pris les armes, pour les idéaux sublimes que la nation tout entière partage et approuve.

Mais, aussi longtemps que nous ne trouvons pas la voie de l’Unité, que nous ne resserrons pas les rangs, il est illusoire de pouvoir mettre un terme à cette dictature. Il est tout aussi illusoire de garantir à notre peuple martyrisé, affamé et humilié, un avenir meilleur.

A BAS Déby, le TYRAN,

A BAS ses acolytes et tous ceux qui le soutiennent, assez, Trop c’est Trop, IYINA, Tchadiens, de l’intérieur comme de la Diaspora, Unissons-nous.

VIVE le TCHAD, LIBRE ET UNI.
Pour le Front des Républicains pour la Démocratie (F.R.D)

Monsieur TAHER ALI NANAYE

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  • Juste une précision que l’auteur semble ignorer. Monsieur Idriss Deby n’est pas le chef de canton BIDEYAT. Le terme Bideyat designe la communauté BOROGATE dont l’histoire et la geographie sont connues des tchadiens , peut-être un moins de l’auteur et la communauté BILIA dont Monsieur Idriss Deby s’est autoproclamé Sultan.

    Commentaire par Beri Bour le 11 juin 2017 à 4 h 34 min
  • Analyse très pertinente, mais cela reste du domaine de texte mais aucune proposition d’actions. Et c’est de l’action qu’il est question dans notre contexte. Nos tyrans habitent à côté de nos maisons, leurs femmes et enfants jouent avec les nôtres.Eux-mêmes nous cotoient. S’ils réussissent superbement à nous faire aussi mal c’est parce que nous-mêmes leur offrons les outils nécessaires pour nous torturer. Et puis pourquoi se plaindre pour un esclave incapable d’assumer sa propre revolte comme disait Sankara. Les autres Tchadiens méritent largement ce qui leur arrive. Si vous sacrifiez votre vie pour eux, ils se moqueront de vous et de vos famille. Laissez les TOUCHER LE FONDS.

    Commentaire par Jordan le 12 juin 2017 à 9 h 47 min
  • Mon cher Jordan , aucun cynisme , même involontaire , n’est supportable . Dans toute l’histoire des Peuples , jamais , un changement n’est intervenu , à l’unanimité . La question qui nous est posée est : Face à la situation indigne , désastreuse , alarmante des tchadiens , où la misère est récurrente , Que doit-on faire ? A tous mes compatriotes qui , pour une raison ou une autre , refusent les conditions moyenâgeuses dans lesquelles croupissent nos parents depuis 27 ans , je vous demande de nous rejoindre , dans la seule lutte qui en vaut la peine : Celle de la Libération , de la Justice , bref de la Souveraineté . OUI , sans une vraie Libération , nous aurons de cesse d’être des esclaves . Cher Jordan , tu es , me semble t’il parmi ceux qui doivent prendre la tête d’un tel mouvement , j’en suis convaincu , et beaucoup d’autres , tout aussi lucides , suivront . A bientôt Petit-Frère …… M. Taher ALI NANAYE , PDT du Front Républicain pour la Démocratie ( FRD ) .

    Commentaire par ALI NANAYE le 13 juin 2017 à 23 h 02 min