A toute la Jeunesse tchadienne, force vive et avenir de la nation. 15 septembre 2016-15 septembre 2019 : 03 années de gestion de l’ONAJES, quel bilan en tirer ?

Les jeunes n’ont d’amis, mais des intérêts, dit-on. Nous faisons nôtre, cette maxime.

Nous sommes des jeunes et qui mieux que nous, acteurs internes, pour interpeller qui de droit sur sa bonne gestion. Notre souci est d’ameuter tous les hauts responsables politiques du pays ainsi que les partenaires techniques et financiers sur la question. Car au-delà des apparences, l’ONAJES se meurt à petit feu.

Après trois années de gestion, l’ONAJES se caractérise par les traits suivants :

1- L’ONAJES, un foyer de mécontentement généralisé.

Au niveau du personnel : ce mécontentement se traduit par l’inquiétude, le stress, le favoritisme clanique, le clientélisme, le sexisme et la promotion de l’incompétence.

Depuis janvier 2019, l’ONAJES a perdu plus de (30) agents (départ volontaire, démission…).

Au niveau des fournisseurs : combien sont ceux qui regrettent aujourd’hui d’avoir noué des relations d’affaires avec l’ONAJES ? Non content du fait que les factures des fournisseurs se renégocient après prestations notamment avec le Directeur des Affaires Générales Abdelmadjid Tom, pour certains, c’est la croix et la bannière pour se faire payer.

Au niveau de la gestion technique : il faut dire qu’il y a une criarde corruption et des détournements orchestrés des fonds alloués à la jeunesse que le président de la République lui-même, avait dénoncé lors de la cérémonie de pose de la première Pierre du stade de Mandjafa. Avec un coordonnateur adjoint immature et incompétent, un Directeur des Affaires Générales analphabète, un Directeur de la Communication inapte physiquement et un directeur de la promotion des jeunes souffrant mentalement, l’office national d’appui à la Jeunesse et aux sports est sous la menace de la poudrière.

2- La gestion de l’ONAJES ou le silence coupable de la nation Tchadienne.

Nous, jeunes, sommes caractérisés par notre légendaire attentisme qui veut que le pire se produise avant de réagir. Souvent, on ne se remet pas du pire, ou même avec plus de chance, c’est assez difficilement.

– Le silence complaisant de l’Assemblée nationale

L’Assemblée nationale est l’œil, l’oreille et la bouche de tous les tchadiens. Et les députés connaissent mieux que quiconque la situation de l’ONAJES de nos jours. Mais pourquoi ce silence, sans interpellation du ministre en charge de la jeunesse ? Qui mieux que l’Assemblée nationale pour le faire et demander le bilan de l’institution ? Et, au-delà des réponses de conformisme (les ‘’toujours ça va’’ même si c’est le pire) apportées par les responsables concernés, creuser et mettre les problèmes en plein jour et les résoudre ?

– Le silence complice du Conseil d’Administration de l’ONAJES

Le conseil d’Administration est censé être l’œil de l’État sur le bon fonctionnement technique de l’Organisme, et devrait veiller au respect du cahier des charges. Que de dysfonctionnements techniques, que de détournement des fonds, que de découragement ! Mais le Conseil d’Administration est muet comme une carpe, même si c’est lui qui a le pouvoir de châtier les manquements.

– Le silence coupable de la société civile, des intellectuels et hommes de médias

Quelle initiative la Société civile dans son ensemble prend-elle pour défendre les intérêts des jeunes ? Rien et absolument rien. Mais ce ne sont pas les plaintes qui manquent. Écoutez quelques radios et émissions de la place et vous aurez le pool des mécontentements des jeunes.

Quant aux autres composantes de la société, notamment les intellectuels, les activistes et les médias, c’est comme si de rien n’était. Malgré qu’ils voient certaines évolutions dans le mauvais sens, malgré qu’ils soient capables d’analyses stratégiques.

– Le silence coupable du chef de l’État

On dit que notre chef de l’État est proche du Président Paul Bia. Cette proximité ou cette amitié ne doit pas être pour rien au monde au détriment des intérêts de la Jeunesse tchadienne dont il est le premier promoteur et le premier garant.

3- En conclusion

Jeunesse tchadienne sans exclusive, vous êtes interpellés, à tous les niveaux que ce soit. Ne laissons pas l’ONAJES, fleuron du patrimoine national, mourir entre les mains des opportunistes, paroissialistes, patrimonialités et corrompus.

Bichara Abdelkérim Djamous

Citoyen Tchadien

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