Notre recrutement était en masse via un concours, premier du genre à la raffinerie. Ceci conformément aux accords de « joint-venture », qu’il a été prévu la réduction progressive de l’effectif des employés chinois et l’augmentation graduelle de l’effectif des employés tchadiens.

La Direction de Valérie Commelin, Allafi Emmanuel Nadingar et Menal Zakaria Ousmane sont de mèche avec les Chinois au détriment des nationaux. Comme les Chinois veulent avoir une main mise aussi longtemps que possible sur la raffinerie et que ces trois ne protègent que leurs intérêts égoïstes, la mise en scène du complot commença.

Arrivée seulement à un mois de notre CDI, Valérie Commelin fait appel à un cabinet international ‘IFP’ (l’Institut français de Pétrole) pour nous évaluer à titre exceptionnel. IFP s’exécute et entre dans la danse, sans tenir compte de nos postes et qualifications, il nous soumet à un test non objectif ni sérieux. Un même test pour tout le monde, composé de trois épreuves purement électromécaniques, dont les résultats ne sont pas toujours connus.

Parallèlement et comme d’habitude, nous étions soumis à des évaluations internes légitimes écrites comme pratiques, chacun en fonction de son poste et de sa qualification, organisée par nos supérieurs hiérarchiques directs (Chefs d’Unités, Chefs des Départements et Directeurs des Départements).

Ces évaluations internes ont pris en compte les critères universels et classiques telles que : la ponctualité au travail, l’attitude au travail, suivi des règles de sécurité, conditions sanitaires, qualité du travail, habilité et performances diverses, le rendement et la culture générale. Les résultats ont montré notre compétence et aptitude à opérer seuls sans les Chinois.

Aussitôt finis avec les évaluations, nous nous sommes rapidement tourné vers notre objectif principal ‘la nationalisation’. Confiant de soi, de sa compétence professionnelle et de sa bonne moralité, nous n’attendions que les CDI afin de remplacer cordialement les techniciens chinois qui devaient rentrer en décembre 2019.

Ainsi donc arrivée à moins de 12 jours de CDI, en plein boulot, la Ressource humaine débarque au sein des unités et distribua des notifications par rapport aux contrats. C’est ainsi que nous étions plus de 60 techniciens, dont 8 filles sur 10 à voir nos contrats non renouvelés sans motif. En demandant la raison, la Ressource humaine nous fait savoir que c’est une décision du top management donc pas d’explications.

Bizarrement, nous remarquions que ce sont les unités techniques où la nationalisation des postes a beaucoup plus avancé qui sont ciblées. Au lieu que 50 techniciens chinois devraient rentrer comme prévu, ce sont les nationaux qui partirent.

Alors, compte tenu des conditions peu orthodoxes dans lesquelles la rupture de nos contrats a eu lieu, la délégation du personnel de la raffinerie a eu une rencontre avec la Direction générale. Le Directeur général a fait comprendre à la délégation ” qu’il ne reviendra pas sur sa décision et que si les décisions prises par le top management sont injustes et disproportionnées, les concernés peuvent saisir l’inspection de travail, la cour de justice et voir même le gouvernement ”.

Juste au lendemain de la notification, les techniciens chinois se sont cordialement installés dans nos postes et partagèrent les tâches. Donc avant même l’échéance, nous étions automatiquement remplacés par les Chinois. Et la Direction générale nous fait savoir que pour les restants des jours, nous avons le choix de venir au boulot ou non, de travailler ou non. Mais nous avions décidé d’honorer notre engagement jusqu’au bout.

À notre grande surprise, 3 jours après la notification, la Direction de Valérie Commelin publia un article dans le journal en ligne ‘Le Visionnaire’, nous jugeant de moins efficaces, moins compétents et que l’Institut français de Pétrole a recommandé le non-renouvellement de nos contrats. Pire, son DRH Allafi Emmanuel Nadingar a confié au journal ces propos : « On ne peut pas garder de tels techniciens. Ils sont moins compétents. Sans les Chinois, ils ne peuvent rien ».

Ce comme si nous renvoyer arbitrairement ne suffisait pas. La Direction de Valérie Commelin, Allafi Emmanuel Nadingar et Menal Zakaria Ousmane téléguidée par les Chinois, se permet de nous coller de fausses étiquettes d’incompétences pour détruire toute notre carrière. C’est une grave atteinte à notre personnalité dont nous n’allons jamais la laisser tomber comme ça.

Vraiment à la raffinerie de Djarmaya le monde est à l’envers, les ressortissants de l’Institut de Pétrole de Mao, l’INS d’Abéché et ceux sortis de grandes écoles et universités à travers le monde, ceux qui travaillaient de manière indépendamment sans les Chinois, ce sont ceux-là qu’on les qualifie d’incompétents, de ramassés sans diplômes, hors domaines…

 Pourtant certains, dont leurs diplômes et parcours, sont à douter, c’est eux qui gèrent la raffinerie comme une épicerie, une boutique familiale.

C’est vraiment déplorable, nous interpellons vivement l’IGE de faire une descente à la raffinerie afin de vérifier la véracité de leurs diplômes, leurs parcours et nous éclaircir cette affaire pleine d’enfumages.

Nous vous rappelons que la raffinerie, c’est un ‘joint-venture’ entre le gouvernement tchadien et la CNPCI, donc il y a des éléments qui font obligation à la raffinerie en matière de recrutement du personnel tchadien.

De plus, l’aptitude à remplir de façon satisfaisante ses tâches ça se remarque dès le premier mois d’exercice et non à un mois de CDI. Et que les postes que nous avions occupés à la raffinerie ne sont ni saisonniers ni temporaires. De même, c’est à nos supérieurs hiérarchiques directs de juger nos compétences, non plus l’IFP.

Tous ces éléments prouvent que la raison de ce licenciement est ailleurs, et que nous sommes victimes d’une magouille minutieusement préparée par la Direction de Valérie Commelin. Afin de pouvoir nous remplacer par les siens, raison pour laquelle, elle vient de lancer un avis de recrutement pour nous mettre de la poudre dans les yeux. On aurait tout vu avec Valérie Commelin !!!

Pour que la raffinerie de Djarmaya prospère bien, et que cet acte indigne ne se répète plus jamais, il est très judicieux d’écarter tous les auteurs du complot. C’est le moment le plus propice d’en débarrasser de ceux-là.

C’est l’intérêt national qui est en jeu et de même le projet de la nationalisation tant prônée par les plus hautes autorités du pays est en train de se fondre.

De ce fait, nous réitérons notre cri du cœur, cri d’alarme à son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef du Gouvernement et sollicitons une solution en vue de nous réhabiliter dans nos droits.

De même, nous interpellons son Excellence Monsieur le ministre du Pétrole, le Monsieur le Directeur général de la SHT et tous les porte-parole du peuple de s’impliquer personnellement pour que la justice triomphe.

Le collectif des ex-employés de la raffinerie de Djarmaya. 

Tchadanthropus-tribune

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