Alors, dès à présent, il faut qu’on mette à méditer où nous sommes, où nous irons, par où nous passerons, encore méditer profondément sur le danger, l’étrangeté et nouveauté de la situation actuelle de notre pays. Parce qu’il n’a pas seulement que ce régime Debyiste de tous les maux des Tchadiens, mais il y’a aussi des profito-situationnistes qui sont animés par l’esprit haineux et de division et qui ont boulimie du pouvoir pire que Deby.
 
C’est pourquoi comme toujours nous faisons appel à la prudence de la jeunesse tchadienne. Mon espoir comme tout tchadien est de voir un jour, que toutes les forces d’oppositions politico-militaires unifiées et formées en une armée républicaine, sans autant prétendre ou d’avoir l’esprit d’être parvenir à la magistrature suprême du Tchad.
 
En formant une force républicaine et jouant son rôle républicain engagé et déterminé pour défaire ceux qui soutiennent le régime dictatorial du MPS où qu’ils trouvent, y compris ceux qui attendent la chute de ce régime pour nous plonger encore à l’inconnu. C’est ainsi, après avoir défait tous ces ennemis du peuple, la nouvelle force républicaine jouera son rôle régalien, qui est celui de garantir la sécurité des personnes et de leurs biens et maintenir l’ordre public. Une fois écarté, le dictateur Deby et ses youyous de MPS, le devoir républicain serait accompli, et bien, elle reste neutre, garde son statut de la force républicaine. À cet effet, la question du Président de la transition et sa durée sera discutée avec toutes les forces politiques démocratiques et militaires (armée, société civile, partis politiques, autorités religieuses et coutumières, la diaspora et les exilés politiques…).
 
Et, celui qui présidera la transition politique serait choisi parmi les civils, épaulé par un Premier ministre civil, composé d’un membre du gouvernement dynamique et qualitatif à l’instar de ce monde moderne et représentatif de toutes nos sensibilités nationales. Cependant, durant la transition politique, il serait question de la nouvelle constitution, la charte des partis politiques, la place de la diaspora dans la prise des décisions, la place de la société civile, la justice sociale, la réforme de l’armée clanique de Deby à une Armée républicaine, le statut de l’opposition démocratique, le redécoupage administratif de nos territoires de façon consensuelle, le statut de nos autorités religieuses et coutumières, la bonne gouvernance, la réforme économique, la reforme éducative, la santé de la population, la sécurité sociale, les bourses d’études et la question de la jeunesse et de la femme qui représente 60 % de la population….
 
Bref, vous aurez compris qu’aucune question ne sera tabou lors du Forum, que nous appelons tous de nos vœux à l’image de la Conférence nationale souveraine (CNS) de 1993, qui a pu tracer le meilleur chemin à suivre, mais dommage, qu’elle a été sciemment foulée au pied de sa contenue par le dictateur Déby. Le Forum rassemblera toutes les forces vives de la nation dans un esprit de communion, de l’unité et de pardon afin de battre en brèche les préjugés et briser les mythes de nos divisions depuis les affres de la guerre civile de 1979 jusqu’à la fin de ce régime dictatorial. Il sera pour les Tchadiens un cadre de réflexion franc et de construction d’une vie nouvelle de « vivre ensemble » entre les filles et les fils du pays, qui permettra de réconcilier tous les filles et fils du Tchad dans la gaieté gauloise et de mettre en place des institutions républicaines durables et équitables.
 
À la fin de la période de la transition, le pouvoir sera confié au peuple, donc, c’est à lui de choisir librement qui serait désigné pour diriger sa destinée. Mes chers compatriotes ! Pour réussir ce pari, le rêve de tout un peuple, tchadien, nous appelons à toutes les forces politico-militaires de tirer les leçons des échecs d’avril 2006 et février 2008. C’est pourquoi nous demandons l’unité de toutes les forces républicaines à une unification nationale avec un seul commandement, parce qu’une telle union franche de la lutte armée doit donner l’espoir au peuple tchadien à une transition politique afin d’organiser la première élection démocratique d’égale chance à tous les Tchadiens et tchadienne sans le dictateur Deby.
 
Elle ne doit pas être une guerre personnelle basée sur des intérêts égoïstes, mesquins et de règlement des comptes entre un même peuple, tchadien. Ces dernières doivent aussi se servir comme leçon d’échec de fusion des différentes forces d’organisations politico-militaires, en date du 18 janvier 2009, unifiées de forme et divisées du fond et chacun de leader du mouvement veut être Président de la République. À la différence de ce cas d’espèce dans l’optique de l’unification et la création d’une force républicaine neutre et non partant à la candidature au fauteuil présidentiel, qui lutte contre l’injustice sociale dans toutes ses formes, garantit la souveraineté et l’intégrité territoriale de son pays. Il défend son peuple et son pays contre tout porteur de malheur et qui participe à l’épanouissement socioculturel de sa patrie. Mon souhait le plus ardent est de voir ce jour, où les leaders d’oppositions politiques démocratiques et armées de mon pays s’unissent et mènent une lutte patriotique contre un régime dictatorial qui a confisqué le pouvoir bientôt trente (30) longues années, pour les intérêts minima d’une partie de la population qui ne représente qu’un pour cent du peuple tchadien, composée de toutes les tribus et régions du Tchad, au malheur de quatre-vingt-dix-neuf pour cent de la population du pays.
 
Cette unification doit ôter tout esprit qui guette le pouvoir, mais plutôt qui lutte pour l’intérêt du peuple tchadien, en vue d’instaurer une vraie démocratie, une justice sociale équitable, une paix durable et un décollage économique du Tchad à l’instar du monde moderne.
 
Dans l’espoir de voir également, une société civile déterminée qui s’engage à promouvoir une idéologie politique patriotique, qui peut qualifier notre siècle en siècle d’or.

Tchadanthropus-tribune

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  • Quelle faute grave et manquement aux obligations professionnelles du corps de la police nationale ?

    Tchad : révocation de fonctionnaires du corps de la police pour faute grave

    Alwihda Info | Par Info Alwihda – 13 Juillet 2018 modifié le 13 Juillet 2018 – 21:59

    https://www.alwihdainfo.com/Tchad-revocation-de-fonctionnaires-du-corps-de-la-police-pour-faute-grave_a65165.html

    Par décret n° 1429 du chef de l’État, douze fonctionnaires dont les noms suivent sont révoqués pour faute grave et manquement aux obligations professionnelles du corps de la police nationale :

    En application des dispositions des articles 88, 91 alinéa 5 et les articles 138 et 139 de l’ordonnance du 1er mars 2011,

    Issa Moussa Mboulo, commissaire divisionnaire de police ;
    Abdoulaye Moussa Adoum, commissaire divisionnaire de police ;
    Keydallah Youssouf Adoum, commissaire principal de police ;
    Moussa Moursal Wadi, commissaire principal de police ;
    Ahmat Youssouf Boye, commissaire principal de police ;
    Abbas Kayangar, officier principal de police ;
    Tahir Hamid Ahmat, officier principal de police ;
    Mahamat Brahim Ali, officier principal de police ;
    Ahmadaye mahamat Dourra, officier de police ;
    Hassan Mahamat, gardien de la paix ;
    Adoum Barkaï Maïdé, gardien de la paix ;
    Abbas Tom Irobeye, gardien de la paix.

    Les droits à pension des personnes citées sont suspendus.

    Commentaire par TCHAD le 3 mars 2020 à 1 h 45 min