Monsieur Amir, vous avez choisi délibérément la toile pour balancer votre lettre truffée d’insanités, d’incongruités, des contrevérités que vous avez bien voulu nommer : « Lettre ouverte à Monsieur Oumar Yaya Hisseine, Ministre de la Communication » à l’effet d’alimenter la polémique sur l’appartenance ethnique du Ministre à la communauté Bilala du Canton Djourdjoura, son soutien clair, selon vous, à Monsieur Hassan Gabad, actuel chef de Canton de Djourdjoura et vous vous êtes interrogé sur son lien ou sa filiation à la famille Gabad qui pour vous, est un allogène, établi à la faveur de l’hospitalité de vos parents.

Monsieur Amir, je suis désolé de commencer en vous rectifiant sur quelque chose qui montre bien que vous venez de découvrir cette communauté après avoir épuisé tous vos rêves et vos espoirs de réussite en politique. Un fils de la communauté digne de nom, ne dit pas Boulala comme vous l’aviez si honteusement ressassé dans votre torchon de lettre ouverte mais plutôt Bilala. Cher frère égaré, j’espère avoir contribué au premier degré, à vous ouvrir une porte d’entrée, vous évitant le ridicule quand vous prenez la parole au nom de celle-ci.

Monsieur Amir, je ne suis pas étonné de votre carence qui montre vos limites à connaître le canton Djourdjoura et à décrypter objectivement l’histoire des Bilalas de ce Canton, auxquels vous prétendez non pas seulement y appartenir mais en avoir l’exclusivité. J’espère qu’en prenant cette lourde responsabilité de vilipender une famille aussi digne et noble comme celle de Yaya Hisseine que personne, en dehors de vous, ne dénie l’appartenance au canton Djourdjoura, vous aurez le moment venu, les couilles, la capacité et le courage de soutenir vos allégations et de les défendre sans trébucher.

Monsieur Amir, ne croyez pas que la gravité de vos propos restera à merveille, une simple promenade sur la toile, par laquelle vous comptez tromper ceux qui n’ont pas la chance, ni l’avantage de proximité pour vérifier sur le terrain, l’appartenance de la famille de Monsieur Oumar Yaya Hisseine au Canton Djourdjoura. Si ceux qui vous ont fait abreuver des faussetés, tronquant ainsi l’histoire des Bilalas de Djourdjoura pour vous instrumentaliser, vous payerez chère votre ignorance et vos balivernes, et vous porterez seul, l’entière responsabilité de vos âneries.

Monsieur Amir, Cher novice en politique et amateur des coups fourrés (puisque c’est de cela qu’il s’agit). Sachez que si votre lettre ouverte, publiée le 07 Février dernier sur Tchadanthropus, n’a pas jusqu’à là reçu une réponse à la hauteur de son contenu insipide, opportuniste, dénué de tout fondement et truffé des contre-vérités, c’est parce que la sagesse Bilala à laquelle vous donnez l’impression de vous y attacher, pensait que vous alliez faire votre mea-culpa, adresser votre excuse publique et enfin reconnaitre que vous aviez été soit manipulé ou instrumentalisé par ceux qui savent bien que vous ne connaissez pas grand-chose de l’histoire des Bilalas en général, et ceux de Djourdjoura que vous aviez découverts pour la première fois en février 2018 comme étant le village de vos parents pour lequel vous, vous positionnez désormais comme le défenseur politique acharné et parvenir à vous faire un certain Nom et une image dans la sphère provinciale du Batha.

Monsieur Amir, la famille Yaya Hisseine n’est pas surprise de vos dénigrements gratuits et de vos délations indigestes depuis quelques temps. Car le mensonge, les ragots et les médisances constituent le sport favori des hommes obtus comme vous, qui empruntent des raccourcis pour tenter de se faire une renommée dans le champ politique.

Cher frère égaré, dans ma réplique, je préfère l’appeler ainsi, puisque je ne voudrais pas vous donnez la chance de considérer ma réplique comme une réponse simplement. Faites seulement la différence et vous saurez la nuance. Je ne voudrais pas trop m’intéresser sur vos attaques contre Gabad, j’espère qu’il aura le temps de vous répondre, mais je m’intéresse simplement à vos aigreurs injustifiés et vos insanités déversées sur le Ministre de la République, à qui vous n’avez ni le moindre respect, ni la politesse qui caractérisent  la communauté Bilala, moins encore le bon sens et la sagesse qui ont toujours permis à la Communauté de gérer ses problèmes lorsqu’ils surgissent, sans laisser distiller le moindre bruit qui puisse gêner le voisin, en restant digne, honnête, respectable, et respectée tant par les autres communautés que par celles qui vivent avec elle dans les ferriques, cantons, départements, et province.

J’ai eu au moins ce meilleur héritage tant de mes parents natifs de Djourdjoura qui se comptent aujourd’hui par milliers, présents dans le canton actuellement, que par ceux de Magnan auxquels je suis fière d’en appartenir. N’en déplaise à ceux qui méconnaissent encore au 21eme siècle, le lien entre les frères Bilalas de Djourdjoura et ceux de Magnan.

Ce lien historique ne saurait être galvaudé par des parvenus, même si le malheureux incident de l’histoire a amené ces frères de sang, à quitter leur terroir naturel et ancestral que je ne veux pas nommer par devoir de mémoire, à l’endroit de mes ancêtres et pour ne pas attirer une fois de plus, les démons de la division qui rôdent tout autour et près de nous.

Monsieur Amir, ne croyez pas que le petit temps de grâce durant lequel vous, vous êtes gargarisé d’avoir raison pour n’avoir pas eu la moindre réponse, va demeurer à votre avantage. Non ! Vous vous êtes trompé. Ne croyez pas aussi que le silence sage de la famille Yaya Hisseine que vous avez vilipendé et envoyé à la vindicte populaire sans un minimum de respect, est un signe de faiblesse.

Croyez-moi, Monsieur le novice, que ce mépris affiché et ce complot de la honte contre Oumar Yaya Hisseine et sa famille ne resteront pas sans réplique comme vous le croyez.

Monsieur Amir, nous sommes d’une famille noble et digne. Sans connaître votre propre Histoire et celle de vos géniteurs, vous vous êtes attaqué à la famille Yaya Hisseine en vous attaquant à cette famille, vous, vous attaquez à vous-mêmes, puisque vous êtes un égaré instrumentalisé, je vous apprends aujourd’hui, que la famille Yaya Hisseine, Maïna Adoum, Idriss Maïna, Hassan Hisseine, Mahamat Zène, Mbourou, et bien d’autres pour ne pas être long, qui ont secrété des enfants et des petits enfants, constituent une grande et même famille et, sont issus d’une même lignée des Bilalas de Djourdjoura que tu feignes d’ignorer.

Certains de leurs frères et sœurs sont restés à Magnan après un mécontentement et un malentendu dans la grande famille Moussa Morpho, notre arrière-grand-père. Voilà l’histoire de la Famille Yaya Hisseine que je voudrais t’expliquer avec exactitude. Nous aurons une autre tribune pour le détail. Tu auras à apprendre encore davantage en te ressourçant auprès des parents tant à Ndjamena qu’à Djourdjoura.

Monsieur Amir, sachez qu’avant de répliquer à vos incongruités sur notre chère et respectée famille, je me suis approché de celui que vous avez injustement vilipendé. Heureusement que sa réponse était plus sage à mon attitude de vous laminer avec raison. Il m’a simplement dit : « cher petit frère, ma posture de Ministre de la République m’impose une certaine conduite. Je dois être au-dessus de la mêlé et ne pas réagir aux provocations gratuites et aux considérations de basses échelles.

J’ai une mission d’État, noble et exaltante qui m’empêche de tendre mes oreilles aux aboiements et aux ragots des zozos. Ce qui m’importe, c’est de me concentrer à mes objectifs pour réussir ma mission et relever le challenge qui est le mien que de me laisser distraire par les élucubrations et les allégations des personnes instrumentalisées par ceux qui pensent être les veinards des Bilalas et qu’ils sont les seuls à avoir la capacité, la compétence et le mérite de les représenter ».

Monsieur Amir, si vous remarquerez dans ma réplique des propos courtois, plus amicaux et fraternels tout au long de mon développement, c’est parce que j’ai mûrement réfléchi avant de réagir et ce, malgré l’insistance du Ministre, de me demander de laisser certaines bassesses mourir de leur propre poison. Monsieur Amir, en cherchant à savoir si le Ministre te connait réellement ? Il m’a répondu qu’il t’a vu franchir pour la première fois son portail, en 2017 pour te présenter à lui, comme un proche frère de Djourdjoura qu’il doit considérer comme un frère de sang parce que selon toi, vous êtes très proches l’un, l’autre et que vous partagez biologiquement les mêmes parents.

Je dis à ce niveau que c’est aussi là, la faiblesse de la famille Yaya Hisseine qui est toujours guidée par l’hospitalité et la sagesse de ces ancêtres d’ouvrir ses portes à tout venant.  C’est aussi parce que malheureusement ou heureusement, nous sommes éduqués dans la culture d’ouverture, de l’amour du prochain où la connaissance et les relations constituent pour nous, un atout à ne pas détruire.

Cher frère instrumentalisé, sachez que je ne fais que commencer et je ne suis que sur une petite leçon de morale et d’histoire. Pour attaquer tout d’abord la forme de votre torchon que vous appelez lettre ouverte, je voudrais vous faire savoir qu’une lettre ouverte, pour ce cas précis, engage toute une communauté et doit recueillir au préalable le mandat de cette communauté que vous prétendez parler en son nom sans en être investi. Elle n’est pas votre propriété exclusive et les autres membres, surtout ceux qui se réclament de droit de celle-ci, ne sont pas vos esclaves pour parler en leur nom sans en avoir l’autorisation.

J’ai tout de suite compris qu’en la consultant vous risquerez même d’être renié ou maudit par celle-ci puisque vous ne connaissez pas qui est de Djourdjoura et qui ne l’est pas. C’est vraiment dommage. Car le vrai semeur de troubles c’est plutôt vous qui ne savez pas que vous avez un lien familial avec la famille Yaya Hisseine. En vous attaquant à elle, vous, vous attaquez à toute la grande famille noble de Djourdjoura. Je vous mets au défi de me prouver le contraire, pas sur les réseaux sociaux qui vous permettent de vendre vos rêves et distiller votre méconnaissance de ce canton mais sur le terrain où la famille Yaya Hisseine heureusement, compte des milliers des parents légitimes encore vivants dans les 22 villages que compte le canton Djourdjoura, et par extension, encore plus loin ailleurs à Magnan, Medego, Ati, Abzeni que vous ne voulez pas entendre et comprendre.

Je voudrais juste vous rappeler qu’il est de votre droit, d’écrire mais avant de le faire, il serait plus judicieux pour vous, de vous renseigner sur l’histoire de la communauté à laquelle que vous prétendez appartenir et défendre tout en déniant le droit aux autres d’en appartenir sans une preuve matérielle.  Le Ministre n’a pas la culture de l’exploitation d’une communauté. Ceux qui utilisent et exploitent leur communauté pour assouvir leurs desseins ne lui ressemblent pas.

Monsieur Amir, si vous avez échoué partout et vous avez perdu tous les repères pour vous accrocher finalement à Djourdjoura-village votre dernier espoir, en vue d’en faire un fonds de commerce pour atteindre un certain rang politique et social, sachez que le Ministre Oumar Yaya Hisseine a un parcours digne d’un battant et d’un persévérant. La famille Yaya Hisseine a appris à ses progénitures à compter sur ses propres forces pour réussir. Vous devez le savoir désormais.

Ceux qui connaissent cette famille et qui sont honnêtes peuvent en témoigner. La politique de division que vous attribuez au Ministre est plutôt votre sport favori, au regard du discours haineux et divisionniste que vous avez propagé sur la toile. Au lieu de véhiculer un message de concorde, d’apaisement et de cohésion pacifique entre les frères et sœurs du canton Djourdjoura, vos mentors vous ont inculqué le sadisme et le mépris de l’autre. Vous arrivez pour la première fois à Djourdjoura, non pas pour chercher à connaître votre terroir comme vous aimez le chanter à ceux qui ne vous connaissent pas mais vous incitez au soulèvement populaire et à la résistance contre les textes et les actes de la République.

Le Ministre Oumar Yaya Hisseine n’est pas dans cette logique et n’épousera jamais votre approche divisionniste et destructrice. Il est légaliste et Républicain. Le droit au recours est reconnu à tous ceux qui s’estiment léser dans une affaire. Si c’est votre cas, il serait sage d’ester en justice que de faire porter le chapeau à Monsieur Oumar Yaya Hisseine dont la culture ne prédispose pas à marcher et à enfreindre les règles de la justice, ni d’interférer à la procédure d’une affaire judiciaire. Sachez que vos graves accusations ne resteront pas impunies.

Vous avez tenté par vos ragots et commérages, ramassés dans les poubelles de vos complices, de souiller l’image pas seulement d’une personne mais de toute une famille mais vous avez raté le coche. Je voudrais vous enseignez que le canton Djourdjoura n’est pas le village-Djourdjoura auquel nous réclamons notre appartenance et mettons au défi quiconque, capable de nous prouver le contraire. Le canton Djourdjoura est une unité composée de Vingt-deux (22) villages, créé de hautes luttes, menées par les cadres et opérateurs économiques de Fitri, conscients de l’avenir et de développement de cette partie du Tchad, bénie de Dieu. Où étiez-vous quand le Ministre Oumar Yaya Hisseine et les dignes fils de Fitri réfléchissaient sur l’érection des grandes zones en cantons ? Monsieur Amir, vous êtes un ingénieur des travaux finis. Vous attendez 2018, pour vous acharner, tel un vautour sur un cadavre, pour brandir votre appartenance à Djourdjoura afin d’arracher un morceau.

Le Ministre Oumar Yaya Hisseine a contribué à sortir la population de Fitri et la communauté Bilala de l’obscurantisme. Beaucoup n’ont pas ce courage et cette bravoure. Au contraire ils s’accrochent sur le résultat de sa lutte. Il dérange et il est l’homme à abattre. Et pourtant, lui et ses frères et camarades n’ont fait qu’invoquer la politique de décentralisation et de la responsabilisation des populations à la base. Monsieur Amir, tu dois comprendre que cette politique est irréversible et les conservateurs doivent changer de paradigme pour s’adapter aux réalités.

Monsieur Amir, vous m’avez donné l’occasion de vous connaitre en tant qu’individu trop léger d’abord, puis sous le prisme politique où vous tentez de balbutier avec des rêves fous. J’ai jaugé votre capacité de discernement et j’ai compris qu’il vous faut du temps pour vous connaître vous-même, et connaître les autres afin de recadrer vos désirs et vos ambitions que j’estime légitimes.

Si j’ai un conseil à vous prodiguer, c’est de vous demander de vous interroger sur le retard qu’accuse depuis des siècles le département de Fitri et la province du Batha ?

Est-ce qu’il n’est pas temps pour vous, de connaitre d’abord le canton Djourdjoura composé de 22 villages que de vous cantonner uniquement sur le village Djourdjoura dont l’état actuel extrêmement piteux, nous interpelle tous, et que le Ministre tente de soigner ?

Le débat de mon village ou de ton village est-il au rendez-vous au moment où nous parlons de l’unité pas seulement des Bilalas mais de tous les malmenés (Bilalas, Koukas et Medegos) ?

Au-delà des ethnies, des communautés, des cantons, des départements, le combat n’est-il pas au-delà, pour penser au développement de la province du Batha, riche en ressources naturelles, économiques et humaines ?

Non ! Non ! Je crois qu’il est temps d’arrêter de nous divertir et de nous distraire. Ceux qui ont longtemps profité de cette fibre pour se faire un Nom et une notoriété, doivent cesser de manipuler, diviser et déchirer les communautés. La population du Batha en général, et les Melbenés en particulier, sont désormais mûres et ont compris que la province du Batha appartient à toutes les populations sans discrimination aucune. Elles ne cèdent plus au discours de division et de haine tribale. Œuvrons pour le développement de la province et partant celui du Tchad que de nous recroqueviller dans l’autochtonie.

Cher Frère Amir, tu as constaté que tout le long de mon discours je me suis limité qu’à vous et à votre nom, sans convoquer votre patronyme. Je l’ai fait ni par faiblesse moins encore par mépris mais par respect à ce qui nous lie. C’est aussi une forme de répondre à tes incongruités.

Je vous remercie tout en demeurant ouvert aux débats puisque celui-ci ne concerne que la famille Yaya Hisseine.

 

N’Djamena, le 19 Février 2020

Mahamat Yaya Hisseine

Contact : 66 22 79 78/ 99 22 79 78

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