Comment dialoguer avec un homme dérangé qui ne cesse d’humilier, d’insulter, de réprimer, de priver les Tchadiens des besoins primaires, de les condamner à la misère, de mentir ou de tromper honteusement ?

Le dialogue politique que nous concevons, ce n’est pas dialoguer avec un individu psychologiquement instable et imprévisible, insultant à tout va et employant des mots si indignes. Un homme s’étant illustré récemment le plus odieusement à la face du monde pour qu’on puisse oser dialoguer et se filmer avec lui, dans le contexte actuel marqué par d’ignobles crimes d’État encore frais dans les esprits.

Dialoguer en politique ne signifie pas dialoguer avec un homme moralement et politiquement indigne, pouvant se trémousser dans des crimes abjects, tels les assassinats d’une femme de 80 ans et de son petit-fils dans un domicile privé pris d’assaut par des chars de combat et des soldats armés jusqu’aux dents, en pleine ville ! Un despote se cachant dans les angles morts pour attaquer des civils à des moments les plus inattendus. Dialoguer, ce n’est pas blanchir un sanguinaire, ce n’est pas montrer au monde qu’un despote est fréquentable s’il accepte d’accorder une reconnaissance implicite à une structure.

Le dialogue national inclusif, que nous avions prôné, exige le calme, la sagesse, la lucidité, l’amour du prochain, la recherche du bien-être sans exclusion et le sens de la république. Qui en ce moment reconnait une seule de ces exigences en MIDI ?

Prétendre ou se convaincre que MIDI recherche un vrai dialogue politique en ce moment est une hypothèse de dupes et d’apprenti-sorciers qui croient qu’avec des mots et un « Moise » factice, ils changeraient le despote tchadien pour le rendre gentil et réceptif. Qui croit pouvoir changer MIDI est un plaisantin. Dieu n’a pas cherché à changer la nature des démons. Il les a laissés tels qu’ils sont et les a tout simplement chassés de son royaume pour incompatibilité irréversible. Le peuple tchadien ne veut pas changer MIDI, il veut le démettre de sa fonction et le ranger dans un placard, celui du passé tout court tant il ne mérite pas d’entrer dans son histoire.

Opposants tchadiens réclamer la démission du despote le matin et le soir attendre de lui l’inclusion et le dialogue est une incohérence surprenante.

Pour terminer, le but poursuivi par MIDI n’est point le besoin d’un quelconque dialogue pour sauver le Tchad, mais celui de se sortir lui-même de l’ornière dans laquelle il s’est empêtré, pour gagner une fois de plus du temps dans sa quête de pérennité et de futur transfert dynastique du pouvoir, tout en jetant le discrédit sur qui aura mordu à cet artifice de dialogue. Et à l’occasion il aura démontré, par son tour de prestidigitateur, qu’il a * affaire à* une jeunesse encore dupe, bonne pour faire les devoirs scolaires, mais pas encore prête pour les jeux politiques complexes !

Ne vous agitez pas trop, ne vous précipitez pas, car vous pourriez blanchir un sanguinaire.

GRAAL-TCHAD

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