Depuis 2008 – 2009, une stratégie fut mise en place grâce à aux lobbys françafricains pour discréditer toute prise de pouvoir par les armes. Un courant en Europe a pris les devants avec les mêmes satrapes pour annihiler toute opposition armée. L’Union européenne s’y est mise pour favoriser l’émergence des sociétés civiles pour parer l’éventualité des prises de pouvoir par les armes. Mais le constat après quelques années d’activités démontre avec précision qu’à l’exception du Burkina Faso, partout les potentats oppriment et briment leurs populations – Polices politiques, embastillement des sociétés civiles, répression sur les journalistes, écorchement de la libre expression, mauvaise gouvernance, enrichissements illicites du cercle proche du pouvoir, discrédit sur l’opposition démocratique. Le constat est tellement amer, que certains politico militaires commencent à être consulté. Ceux qui furent un temps mal aimés, combattus à travers des illuminés gauchos réactionnaires, aiguillonnés par une certaine presse plus que naïve et aux ordres, tous ces politico militaires reprennent du poil de la bête. Consultation, billet d’avion, rencontres secrètes, réunions d’organisation. Subitement, des regroupements qui étaient que virtuels s’identifient en colonnes motorisées, segmentées presque en ordre de marche, non loin des frontières tchadiennes. Les Tchadiens doivent écarquiller les yeux dans cette accalmie amorphe où chacun y trouve son destin lié à cette injustice ambiante. Le palais des Itno s’inquiète au 1er point, lui qui ayant l’avance de l’information grâce aux moyens de l’Etat, creuse des tranchées autour d’Amdjaress. Lui qui déploie plusieurs agents de l’ANS à l’étranger pour épier les faits et gestes des opposants politico-militaires, des activistes, et autres subversifs au pouvoir en place. Si depuis quelque temps les chances sont moindres pour la prise du pouvoir par les armes, aujourd’hui à la vue d’une réactivité réelle des cellules, et des antagonismes aux frontières nord avec les Toubous, dans le Tibesti, et aux frontières Tchad/Soudan avec les Arabes, rien ne sera pareil. Les enjeux pour la prise du pouvoir inquiètent clairement le régime MPS, mal en point populairement parlant, mal en point financièrement, car les moyens colossaux qui ont permis d’acheter les consciences n’y sont plus, et idéalement tous les Tchadiens en ont marre d’un régime qui en 27 ans de gouvernance n’a pas pu fédérer les Tchadiens. L’UFDD, le FACT, le CCSMR, l’UFR et d’autres organisations travaillent à la fédération des entités. Tout ce monde est conscient que le temps joue contre lui. Le chronomètre ne peut continuer à perdurer inlassablement. Mais avant toute marche, le peuple tchadien a droit de savoir qu’elle est le programme politique, et l’option démocratique à proposer. En attendant la suite, ceux qui sont pressés doivent commencer par aiguiser leurs baïonnettes… À suivre.

Tchadanthropus-tribune

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