EN 27 années de règne tyrannique du régime MPS du Général président Déby, le pays est plongé dans un chaos économique et social sans précédent. La prédation des revenus du pétrole, des recettes des impôts, des taxes douanières, des aides financières internationales par le clan présidentiel est la principale cause de la tragédie tchadienne. Dans les conditions de misère absolue que lui a imposées le Général président Déby, le peuple tchadien n’a-t-il pas le droit légitime de se libérer du tyran criminel et prédateur ?

 

Le clan présidentiel : une meute de prédateurs des ressources de l’état tchadien. Le bilan des 27 années du pouvoir sans partage du Président-Sultan Déby est caractérisé par la faillite du Tchad, de surcroît un état pétrolier : – manque d’hôpitaux, d’écoles, de collèges et lycées, ou ceux qui existent sont dans un état de délabrement absolu, dépourvus de médicaments, matériels de soins  et pédagogiques. Les médecins, infirmiers, enseignants du primaire, secondaire et universitaire, les étudiants…privés de salaires, de bourses pendant plusieurs mois, multiplient les grèves. Ils revendiquent leurs maigres rémunérations, seules sources.

 

Au milieu de cet océan de misère du peuple, le clan présidentiel et quelques rares thuriféraires se sont accaparés des milliards des revenus du pétrole en les plaçant sur les comptes à l’extérieur du Tchad. Ces prédateurs ont aussi investi massivement dans l’immobilier en France, en Afrique, au Canada… Est-il besoin de rappeler que le petit frère du Général président Déby, l’ex directeur des Douanes du Tchad, M. Salay Déby a détourné à lui seul 136 milliards de FCFA des recettes de ce service de l’état ? À l’instar de tous les pillards invétérés de la République, membres du clan présidentiel, ce dernier bénéficie de l’immunité clanique. Il vit en toute quiétude   et liberté, continue de mener une vie digne de prince « pétrodollar » tout en nageant le peuple rongé par la misère. Nous sommes en présence d’un véritable apartheid politique au Tchad où la minorité du clan présidentiel et leurs nervis asservissent la majorité du peuple. – plusieurs centaines de voyages présidentiels futiles à travers le monde et à l’intérieur avec des suites pléthoriques de courtisans, ont saigné les maigres ressources du trésor public. Le séjour du tyran et sa délégation à Paris en août 2017 aurait coûté 20.000 euros la nuitée soit plus de 15 millions de Francs CFA selon le journal en ligne Yadari

 

– La somme sonnante et trébuchante de 14 milliards, a été dépensée pour sa 5ème investiture présidentielle le 8 août 2016. Ce fut aussi le 5ème hold up électoral du despote Déby, un expert en la matière, car il n’a jamais remporté démocratiquement aucune élection au Tchad.

 

Le Général président Déby: un pompier pyromane et déstabilisateur des états voisins du Tchad Insatiable dans son cynisme et ses crimes à l’égard du peuple tchadien, le Général président Déby se maintient au pouvoir par la terreur intérieure et des actes dangereux à l’extérieur :

– Assassinats des opposants politiques (le Chef de l’opposition tchadienne Dr Ibni Saleh en 2008), tortures, viols, assassinats arrestations des militants de l’opposition, des défenseurs des droits de l’homme et journalistes (Sources : Rapports d’Amnesty international, LTDH, CTDDH) – les accointances et liaisons dangereuses existeraient entre le tyran Déby et la secte Boko Haram (Source : Tchad Actuel 25 Mar, 2015)

 

En février 2008, l’intervention de l’Armée française a permis de sauver le Général président Déby de l’offensive des Forces de résistance nationale qui encerclaient le palais rose de N’Djamena. Depuis lors, le despote fort de ce soutien continue de massacrer le peuple tchadien en toute impunité et le silence assourdissant et complice de l’opinion des puissances occidentales. Les soulèvements populaires notamment à l’instar celui du Burkina Faso était impossible au Tchad selon le despote Déby. Cependant, le peuple tchadien n’a jamais renoncé à sa lutte de libération de cette prison à ciel ouvert qu’est devenu le Tchad. Son engagement contre le terrorisme au Sahel (interventions des troupes tchadiennes au Mali, Niger, Nigeria, Cameroun) est guidé essentiellement par son obsession de pérenniser son pouvoir en bénéficiant de la bienveillance et du soutien de l’occident et plus particulièrement de la France. C’est ce qui explique l’absence de condamnations et sanctions fermes contre ce régime criminel. C’est aussi au nom de la prétendue « stabilisation » de la République centrafricaine que le Général président Déby a envoyé ses troupes, après avoir renversé en mars 2003 le président démocratiquement élu Ange Félix Patassé. Son successeur le Général François Bozizé entré en conflit avec son Maître le Général président Déby, fut à son tour renversé en mars 2013.

 

Le tyran tchadien est responsable de la déstabilisation de la République centrafricaine.

 

L’arbre ne peut indéfiniment cacher la forêt. En effet, la gravité des crimes perpétrés contre le peuple tchadien par le Général président Déby, sont régulièrement dénoncés par l’opposition tchadienne, les associations de défense des droits de l’Homme et la presse militante indépendante tchadienne. Ces faits gravissimes, et ainsi que le double jeu du tyran Déby face au terrorisme, le cas de corruption révélé lié au manque de rigueur de l’administration du service de passeports tchadiens…auraient déclenché la colère de Washington contre le Tchad. Les mois à venir nous édifieraient davantage sur ce bras de fer, qui malheureusement porte atteinte à la liberté de voyager aux USA d’honnêtes citoyens tchadiens.

L’image du Général président Déby et de son régime voire celle du Tchad, est sérieusement écornée internationalement par ces scandales. De plus, la déstabilisation des états voisins notamment la Centrafrique par le Général président Déby démontre à suffisance la criminalité de son régime tchadien. La dernière ineptie du tyran Déby, c’est son intervention dans la région du golfe arabo-persique, où il a envoyé des militaires au Yémen en appui aux troupes saoudiennes contre les insurgés de ce pays. De plus, il accusait avec légèreté déconcertante et sans aucune preuve l’État de Qatar pour son soutien au terrorisme dont l’opposition tchadienne. Il a rompu les relations diplomatiques avec ce pays. Cet amateurisme diplomatique discrédite son auteur mais malheureusement porte aussi atteinte à l’honneur et la dignité du Tchad. Nous condamnons fermement cette légèreté indigne d’un chef d’État.

 

Le Tchad, situé au cœur du continent africain et à la frontière entre le monde arabo-musulman et l’Afrique subsaharien, a le droit d’entretenir des relations cordiales avec tous les états voisins. Le politique de déstabilisation menée par le Général président Deby, menace la paix dans la sous région et porteraient préjudices aux générations tchadiennes futures innocentes par ailleurs, de la folie diplomatique d’un personnage spécialiste de hold up électoraux. L’unique alternative pour le peuple tchadien martyrisé : la légitime lutte armée. Ce qui nous unit est plus important que ce qui nous divise. Nous avons tous la responsabilité morale de consolider consciemment ou inconsciemment la tyrannie du Général président Déby en maintenant nos contradictions, par ailleurs toutes secondaires.

 

Depuis plus de deux décennies le régime N’Djamena refuse tout dialogue inclusif à fin que le Tchad retrouve la voie de la stabilité politique, d’une paix sereine et du développement social et économique. L’auteur de cette tragédie du peuple tchadien qui perdure depuis 27 ans, est le Général président Déby et son régime. Nous avons tous le droit et le devoir d’arrêter les atroces souffrances de notre peuple et la déliquescence de notre pays, le Tchad. Que faire ?

 

A cet effet, notre parti, l’UFDD, lance un appel solennel à l’ensemble des mouvements politico-militaires qui luttent contre ce régime depuis de nombreuses années, à la société civile, aux Partis politique de l’opposition de l’intérieur et extérieur pour de un sursaut nationale au sein d’un large Front. Seul ce dernier serait à même de venir à bout de ce régime criminel.

 

L’UFDD est disposée à prendre part à toute initiative visant à créer ce large Front Démocratique anti Déby. Nous n’avons pas d’autres alternatives que celle de la légitime défense militaire face à la tyrannie du Général président Déby. Nous avons le devoir et le droit légitimes de neutraliser par la force ce régime criminel, car il y va de la survie de notre peuple et de la nation tchadienne.

– Vive l’UFDD

– Vive l’Opposition pour que naisse un large Front anti régime Déby

– Vive le Tchad libéré de la tyrannie, uni, démocratique et prospère

Fait à Paris, le 18 Décembre 2017.

Le Secrétaire Général

Ousman Hissein

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