Un communiqué en chasse un autre. Aujourd’hui la signature émane d’un chef de l’opposition, puis demain la signature vient d’un secrétaire général ou coordinateur quelconque. Tout le monde brasse devant sa porte en utilisant le nom du peuple tchadien.

C’est dire que l’opposition tchadienne se discrédite complètement face au pouvoir en place. Les tiraillements divers juxtaposés aux intérêts personnels des uns et des autres minent complètement l’élan de l’opposition et laisse place au déroulement des entités adverses.

Mahamat Zène Bada et consorts s’amusent à jouer de l’opposition de la manière la plus impolie. Ils déclarent la guerre à l’opposition dans sa globalité et trouvent des faires valoir pour diviser les chefs des partis politiques. Et depuis leurs solidarités envers l’UFR et contre le bombardement de l’armée française, le compte à rebours est lancé. Kebzabo, Alhabbo, Dadnadji, Gali Ngotté et autres subissent les tirs croisés du MPS, mais n’arrivent pas à se mettre d’accord pour contrer ce parti honni par le peuple tchadien.

En une fraction de 4 jours, deux communiqués contradictoires invitent l’opposition à geler ses activités au sein de la CNDP et à les reprendre. À les entendre parler, personne ne veut assumer ses responsabilités. Tout cela augure des intérêts partisans des chefs de l’opposition qui pensent mieux compter leurs dimes, au lieu d’avoir une posture respectable et crédible.

Si les chefs de l’opposition ne font pas attention, ils risqueraient de perdre toute crédibilité envers le peuple qui ne pourrait plus croire à des chimères. Il est temps de cultiver l’alternance tant souhaitée à la tête de l’état au sein même des partis politiques. Il n’y a pas de raison de demander à Idriss Déby une certaine droiture, et donner un chèque en blanc à l’opposition. Les choses doivent changer.

Tchadanthropus-tribune

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