La plupart des ténors des partis politiques de l’opposition tchadienne, ont tenu, ce vendredi 9 juin 2017, à la Maison des Médias du Tchad, une rencontre de concentration sur les questions brulantes de l’heure à savoir, la participation de l’opposition au forum gouvernemental, le cadre national de dialogue social et la démission des députés de l’opposition de l’assemblée nationale.

L’opposition refuse catégoriquement de participer au forum gouvernemental sur les réformes des institutions de l’Etat, plaide en faveur de la dissolution du Cadre National du Dialogue Social et souhaite la démission des députés de l’opposition. Le chef de fil de l’opposition, Saleh Kebzabo explique la quintessence de cette rencontre qui a duré trois heures de temps.

« Les partis politiques estiment que ce forum est un forum de validation. Et dans cette condition, les partis politiques de l’opposition n’ont pas leur place. Unanimement, les partis politiques de l’opposition ont rejeté de participer à ce forum gouvernemental et ont tous demandé au pouvoir d’organiser un dialogue inclusif qui de leur point de vue représente le seul cadre politique valable aujourd’hui, dans notre pays, pour répondre aux soucis, aux préoccupations et aux problèmes du Tchad qui sont nombreux, graves nécessitant une réunion de ce genre pour une solution aux difficultés du Tchad. Beaucoup pensent que le Cadre National du Dialogue Politique est un coquille vide et ne devrait plus continuer. La question de la démission des députés de l’opposition de l’assemblée nationale est mise en approfondie et on va prendre contact avec les députés concernés. Tout ça doit se faire très rapidement avant la fin de la session actuelle pour que l’opinion soit fixée sur ce qui va se faire. Je dois préciser au nom des partis politiques qu’il s’agit de la démission des députés de l’opposition d’une action politique spectaculaire pour attirer l’attention sur l’illégitimité du mandat de ces députés qui est arrivé à expiration depuis deux ans dont on refuse la prolongation par la simple volonté présidentielle de ne pas organiser des élections, pourtant tous les partenaires sont prêts à accompagner le Tchad dans l’organisation d’élections législatives. Un pays qui n’organise pas des élections législatives est un pays qui ne respecte pas la démocratie », a expliqué Saleh Kebzabo.

Tchadanthropus-tribune avec Alwihda

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