De sources dignes de foi, lors de son dernier séjour à Amdjaress la bourgade que vous connaissez, Idriss Déby avait reçu les deux présidents des partis alliés, notamment le président du RDP Mahamat Allahou Taher et celui du RNDT le réveil Pahimi Padacké Albert.

Le but de cette rencontre est pour les endormir dans le sens du poil et leur promettre comme toujours des chimères.

3 semaines plus tard, un décret signé de la main du maréchal dictateur les nomme respectivement comme PCA, chose très à la mode pour racler les trésoreries des sociétés.

Mahamat Allahou Taher du RDP est nommé PCA du conseil des chargeurs, et Pahimi Padacké Albert PCA de l’AGR.

Évidemment ces deux entreprises sont des coquilles vides presque en faillite. Idriss Déby cherche tout simplement à amadouer ces semblants d’alliés avant les élections à venir, sachant que son MPS est honni par la majorité des Tchadiens.

Sinon, comment comprendre qu’un parti allié n’a pas ses membres dans le système de gouvernance du régime ? Est-ce que le RDP et le RNDT le réveil disposent des membres au sein de l’administration du territoire ? Combien de gouverneurs ? Combien de responsables ? Nada, Walou, niet…

C’est ça la manière de gouverner du pouvoir MPS et de son président. Il n’y a que le présent qui l’intéresse, passer ces moments Déby et son pouvoir vous jette comme un citron usé.

De quelle manière et avec quel outil de conviction ces deux présidents de partis pourront convaincre leurs militants de voter pour un parti qui les humilient et les traitent aux rabais ?

Parlons maintenant des règles qui régissent les entreprises au sein de l’OHADA. Bien que le droit OHADA ne lui consacre pas de développements assez importants, cette question semble dévoiler au fur et à mesure de son étude des réalités pas toujours faciles à démêler. Le présent article s’est donc attaché à répondre aux questions pertinentes.

Les fonctions de dirigeant (PCA) ne sont pas gratuites. La règle est claire pour les administrateurs des sociétés anonymes. Pour alléger quelque peu les frais généraux, l’acte uniforme a supprimé les tantièmes, mais a maintenu les jetons de présence dont il y a lieu d’examiner la nature juridique et le mode de répartition.

Si l’on s’en tient à la lecture de l’article 431 de l’acte uniforme sur les sociétés commerciales, il ressort que le conseil d’administration repartit librement entre ses membres, le montant des jetons de présence fixé globalement et annuellement par l’assemblée générale. Cette règle s’applique sauf disposition contraire des statuts, qui peuvent prévoir un autre mode de répartition.

La décision de répartition prise par le conseil crée un droit à percevoir les jetons de présence pour les PCA sans plus. Il n’y a que le DG (directeur général) qui devrait percevoir un salaire au sein de la société. Ceux qui ont conseillé Idriss Déby à nommer une ribambelle de PCA avec des salaires mirobolants doivent savoir que ceci est inégal, même quand c’est sanctionné par un décret quelconque.

Idriss Déby croit satisfaire la boulimie financière de ses ouailles en les faisant taire avec l’argent du peuple tchadien. Même ce stratagème est compris par nos compatriotes.

Les partis qui se disent alliés du régime ne doivent pas se vendre de cette manière. Qu’ils sachent mettre en avant des conditions républicaines, et avant de traficoter avec le diable, qu’ils pensent d’abord aux intérêts de la population, au lieu d’accepter tels des aveugles des gratifications éphémères sans aucun intérêt ni pour eux, moins encore pour le peuple tchadien.

Tchadanthropus-tribune

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