Toutes ces bombes à retardement doivent être désamorcées par les soins de notre élite intellectuelle et politique avec prudence car l’union issue de l’expérience historique ne peut admettre d’être une simple pièce de domino ou de renoncer à cette unité nationale et à la souveraineté pour lesquelles un lourd tribut a été payé.

 

Aucune dans notre pays ne doivent omettre un instant le rôle de la main invisible et ce à quoi s’attellent certains dans le proche et lointain entourage, convaincus qu’affaiblir un pays dans la région constitue une force pour eux, ce qui appelle les forces vives ainsi que toutes les composantes politiques sociales et culturelles à s’inspirer de manière subtile de ces vers : «Il dort d’un œil et guette les dangers de l’autre, vigilant il est, même s’il donne l’impression de dormir.»

 

Quelle que soit la nature du régime en place en Syrie ou en Libye où l’OTAN s’est mobilisée pour changer le régime et où on a exhibé le corps de son premier responsable sur toutes les télévisions du monde au lieu d’un jugement juste, nous avons également le souvenir du même sort qui avait été réservé déjà à l’Irak et à son président, pays qui n’a pu se relever à nos jours. Partant de ce constat, d’autres pays arabes et africains pourraient figurer sur la liste s’ils venaient à ne plus être aux ordres.

 

Le retour sur la scène de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CDEAO) après une léthargie n’est pas fortuite, alors que la plupart de ses membres sont des pays pauvres et qu’ils souffrent périodiquement de famine et de sécheresse, ils ne possèdent pas plus de forces de sécurité ou des forces moindres qui elles-mêmes sont sous surveillance en prévision d’éventuelles insurrections ou coups d’Etat qui pourraient advenir à chaque fois qu’il y a un retard dans les salaires. Les grandes puissances connaissent bien les défaillances et les faiblesses de ces armées.

 

Que cache alors cette volonté d’impliquer le Tchad dans une guerre en dehors de ses frontières sic (MALI) ? IL a pourtant averti des retombées de cette guerre avant et après la chute du guide libyen et le coup d’Etat contre le président élu Amadou Toumani Touré suivi par un autre putsch dans un pays sans légitimité et qui, dit-on, a demandé l’intervention d’un pays étranger à l’organisation africaine.

 

Ne sommes-nous pas en mesure de nous poser des questions quant à ceux qui ont fomenté ces coups d’Etat ? Les gisements d’uranium, d’or et d’hydrocarbures ne seraient-ils pas leurs moteurs ?

 

En Afrique, Aucun pays n’a autant souffert des affres de la guerre que le Tchad qui a enduré une longue guerre d’usure. IL a lutté contre toutes les attaques et les menaces étrangères seul, sans aide ni appui. N’est il pas temps de tourner cette sombre page et s’atteler sur une nouvelle vision de développement après un passé pas si glorieuse ?

 

Par MS AMINE M universitaire

Adresse : TCHAD
Code postal : 4523
Ville : ABECHE
Email : 
aboujamiladiguess@yahoo.fr

 

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