Idriss Deby Itno a inauguré ce mercredi lors d’une cérémonie de pose de la pierre de construction du tout premier dépôt pétrolier qui est considéré comme un projet industriel pour la sécurité énergétique, et la régulation en hydrocarbures.

Ce premier dépôt de produit pétrolier a une superficie de 40 hectares dont une dizaine sera tout de suite mise en valeur, tandis que le reste fera l’Object d’une extension dans une future proche.

Il aura une capacité de 36 millions de litres à savoir 20 millions de litres de gasoil, 10 millions de litres de super essence et de 6 millions de litres de jet.

Ce projet qui s’inscrit dans le cadre du relancement du secteur pétrolier coûtera à l’État tchadien une bagatelle somme de 13 milliards de francs CFA, et permettra la création de plus de 300 emplois. Il sera réalisé par la société française Parlym International.
Le tout premier dépôt pétrolier du Tchad dont la pose de la première pierre a été effectuée par le chef de l’État, Idriss Déby Itno, ce 04 avril 2018, à Djarmaya tient sur une superficie de 40 hectares. Il aura une capacité de 40 millions de litres, dont 4 000 mètres cubes d’eau pour la lutte anti-incendie.

 

Le coût de construction du dépôt pétrolier est de près de 13 milliards de francs CFA. Il sera financé par la Société des Hydrocarbures du Tchad (SHT), ses partenaires dans la société des dépôts et le pool bancaire composé par la Commerciale Bank-Cameroun et la Commerciale Bank-Tchad, pour une durée des travaux estimée à 18 mois.

« L’avènement de ce dépôt pétrolier entérine la création de la Société tchadienne des dépôts pétroliers (STDP) », a informé le directeur général de la SHT, Tahir Hamid Nguilin. Cette société se chargera de poursuivre l’œuvre de construction, élargira les capacités et construira des dépôts régionaux partout sur le territoire national. Selon le directeur général de la SHT, les études d’impacts environnementaux ont été menées et transmises aux autorités compétentes. Aussi, pour ce qui est de l’étude socio-économique, elle a abouti au dédommagement des populations dont les terrains ont été impactés par l’emprise du projet. « Sur le front de l’emploi, la construction de ce dépôt pétrolier entraînera la création de 250 à 300 emplois durant sa phase de construction », annonce M. Tahir Hamid Nguilin. Pour lui, le dépôt emploiera en permanence plusieurs dizaines de jeunes Tchadiens d’abord au site de Dougui Allaya puis progressivement dans toutes les régions du Tchad. Pour rappel, il y a neuf ans, le chef de l’Etat Idriss Deby Itno a posé la première prière de construction de la Société de raffinage de N’Djamena à Djarmaya. Cela a fait du Tchad l’un des rares pays africains à disposer d’une chaîne quasi complète en matière d’industrie pétrolière allant des gisements à l’aval pétroliers, partant de la recherche sismique aux stations-service en passant par la formation, l’exploitation, le développement, le transport et le raffinage du pétrole brut ainsi que la purification du gaz.

 

Le Tchad a entamé les travaux de construction d’un dépôt de pétrole à une trentaine de kilomètres du capital Ndjamena. En proie à d’énormes tensions sociales depuis le début de l’année, le pays — pointé du doigt dans sa gestion du secteur pétrolier — espère avec cette nouvelle infrastructure stabiliser les prix du carburant, mais aussi prévenir les pénuries et les fraudes.

 

 

Le Tchad a démarré les travaux de construction d’un grand dépôt pétrolier. La première pierre de l’édifice a été posée par le président Idriss Déby Itno, le mercredi 4 avril dans une localité située à environ 35 kilomètres de N’Djamena.

« La construction de ce tout premier dépôt est un projet majeur pour notre pays, un projet porteur et industriel pour la sécurité énergétique, de stockage et de régulation en hydrocarbures », a déclaré le président tchadien.

 

Les travaux ont été échelonnés sur une période de 18 mois, pour un coût global de près de 13 milliards de FCFA, soit environ 20 millions d’euros. Établi sur une superficie globale de 40 hectares, ce dépôt aura une capacité de départ de 36 millions de litres dont 20 millions dédiés au gasoil, 10 millions à essence et 6 millions au Jet A1. Dans un premier temps, seule une partie de la superficie sera mise en valeur et opérationnelle ; l’autre partie du terrain fera l’objet d’une extension dans le futur.

 

L’infrastructure pétrolière sera gérée par une nouvelle entreprise, en l’occurrence la Société nationale des dépôts pétroliers (STDP), filiale de la Société des hydrocarbures du Tchad (SHT). Cette dernière est chargée de la supervision des travaux du dépôt confiés à la société française Parlym internationale. Situé à quelques dizaines de kilomètres de la capital N’Djamena, le dépôt de pétrole, le premier du genre dans ce pays d’Afrique centrale, est en partie motivé par la volonté du gouvernement tchadien de stabiliser les prix du carburant, d’éviter les pénuries et la fraude au combustible.

 

Stabilité des prix du carburant

 

 

Grâce à sa capacité de stockage, il garantira l’approvisionnement du Tchad en carburant sur une période de deux ans au cas où la raffinerie nationale ne fonctionne pas. De quoi soulager les consommateurs. En janvier dernier, les transporteurs étaient entrés en grève pour protester contre l’augmentation du prix du carburant à la pompe.

 

L’idée d’un dépôt de gaz intervient dans un contexte particulièrement tendu au Tchad. Le pays, très dépendant de ses exportations pétrolières depuis 15 ans selon la Banque mondiale, a subi de plein fouet les conséquences de la chute des prix du baril en 2014.

 

Au Tchad également, le manque de transparence dans la gestion du secteur pétrolier a été décrié dans un rapport de l’ONG Swissaid, publié en juin et dénonçant l’opacité dans la gestion de la Société des hydrocarbures du Tchad (SHT). Des accusations réfutées par la SHT.

 

Toujours est-il que le climat social s’est détérioré dans ce pays de près de 14 millions d’habitants. Depuis le début de l’année, les grèves dont celles du secteur public, accompagné d’appels à des manifestations, ensuite interdit par les autorités, se sont multipliées. Elles font suite aux mesures d’austérités prises par le gouvernement. Il faut dire que le pays est contraint de suivre les recommandations du Fonds monétaire international (FMI) dont la maîtrise de la masse salariale et le règlement de ses dettes extérieures, afin de bénéficier d’un financement au titre de la facilité élargie de crédit, d’un montant de 312,1 millions de dollars.

 

Tchadanthropus-tribune avec Médias Plus

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