Depuis 3 ans le projet pétrolier et gazier de Rig-Rig au Kanem piétine sans suivi tout est bizarrement délaissé pour une réalisation supposée en 12 mois donner des résultats.

Projet Sédigui : Une visite d’inspection des installations instruit par le Maréchal dictateur du Tchad IDRISS DEBY ITNO.

La délégation que conduit le ministre d’État secrétaire général à la présidence des Itno, M. Kalzebeut Payimi Deubet devrait rallier le champ pétrolier et gazier de Rig-Rig dans la sobriété la plus absolue.

Grande a été sa surprise de trouver sur place, des centaines de personnes, des cavaliers en nombre, tous enthousiasmés, ayant à leurs têtes le gouverneur de la province du Kanem, M. Hassan Térap entouré des autorités administratives et traditionnelles dont le sultan du Kanem, M. Mouta Ali Zezerti, venus l’accueillir.

Plus qu’un simple rituel d’accueil, cette manifestation de l’hospitalité du terroir, cette ferveur humaine dénote de l’importance de l’objet de la visite. La réalisation du projet Sédigui, à entendre le gouverneur du Kanem, tient à cœur la population de sa province et celles des provinces environnantes, lesquelles trouvent en ce déplacement, un sentiment de réconfort et d’assurance. Et pour cause, le chantier connait des difficultés pour être achevé dans le délai requis. Un constat est à faire et des leçons à tirer, a notifié d’entrée de jeu le ministre d’État, ministre secrétaire général de la présidence des Itno, M. Kalzebeut Payimi Deubet.

Au cours de cette première séance de travail, lui et la délégation comprenant notamment le Ministre du Pétrole et des Mines, M. Oumar Torbo Djarma, le directeur général de la SHT, M. Ibrahim Mahamat Djamous et la directrice générale adjointe de la société de raffinage de N’Djamena, Mme Fatimé Idriss Deby et le Conseiller aux Mines et à l’Énergie de Déby, Dr Al-hadj Hamit Ali Moutaye, ont été édifiés sur les dimensions du projet et l’état d’avancement des travaux ; travaux lancés officiellement depuis le 28 octobre 2017, suite à la signature des contrats de coopération global entre la SHT et le consortium chinois Blue océan. Les propos ont été confrontés à la réalité du terrain par Kalzebeut Payimi Deubet qui s’est arrêté devant les installations de surface, à commencer par les trois séparateurs et les ouvrages connexes. A cette étape, il a été difficile pour les techniciens de répondre à une pluie de questions venant du ministre d’État et du ministre du pétrole. Manquements et malfaçons ont été mis à nu, également dans les anciennes installations que sont les cuves et les deux puits, censés être réhabilités lors de la première phase du projet. Une seconde rencontre tenue après la visite de terrain, a permis de restituer les éléments d’appréciation. Il ressort clairement un problème d’application intégrale des termes de contrat par le partenaire de la SHT, chose qu’il faut rapidement réparer, soutient le ministre du Pétrole et des Mines, M. Oumar Torbo Djarma. Le retrait du contrat n’est pas à l’ordre du jour, il est hors de question de perdre encore du temps, avance le Directeur général de la SHT, M. Ibrahim Mahamat Djamous dont la responsabilité de sa société est désormais exclusive.

Il faut noter clairement qu’il n’y a pas de suivi dans les projets qu’on initie. Ce laisser aller s’explique par un laisser-aller et le manque de responsabilité. L’impunité des responsables en faute et les manques de culture de résultats expliquent fort hélas ces attitudes qui font perdre aux tchadiens du temps et de l’argent.

Tchadanthropus-tribune

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