En 27 ans de pouvoir despotique, Mr Deby a non seulement détruit le Pays économiquement et politiquement mais aussi les structures institutionnelles et administratives sont aussi passées au trépas; il n’en restait que, à grande échelle les cellules régionales et, celles ethniques et claniques, à petite échelles, dans lesquelles les familles se retrouvent pour régler les quotidiens de la vie en lieu et place de l’Etat. 

Malheureusement avec le temps, cet appui du dernier souffle c.-à-d. la cohésion familiale est en train de voler en éclat dans les milieux socio-culturels du nord où cette notion était un sacro-saint dans la stabilité du groupe.

Grâce à la corruption directe et indirecte, (distribution des hauts grades aux bergers venus tout droit du village ; promotions aux postes juteux dans l’administration publique et parapublique des semi analphabètes, des menaces et des arrestations arbitraires voire des disparitions pures et simples), Mr Deby est arrivé à caporaliser tout un peuple y compris sa foi et sa pensée.

Sinon comment expliquer le comportement du Général MAHAMAT AHAMT FADOUL KOUYOU face au décès de son petit frère ABDELGADIR FADOUL KOUYOU en Libye récemment. Certes, rancunier de nature, Deby a interdit l’organisation des sacrifices forains ; ce qui n’a surpris moins encore choqué outre mesure les parents et amis qui avaient accouru au domicile de son grand frère Souleymane. Malgré l’arrestation des frères, tout Ndjamena Béri s’était présenté pour présenter les condoléances individuellement aux frères et surtout à sa vieille mère, complétement secouée par l’événement. Mais point d’ombre du Général ni celle de ses neveux (les enfants d’ADAMA Fadoul), qu’il a sciemment extrait du reste de la famille en creusant ainsi un fossé historique intrafamilial. En fait lui et ses neveux ont disparu de la circulation en fermant leurs portables ; ils seraient allés se réfugier dans leur jardin. Il faut rappeler que lesdits neveux sont aussi les neveux et de Bichara Digui et de Hissene Koty, tous deux victimes de la barbarie de Deby. Ceux-là sont aujourd’hui plus débystes qu’eux tu meurs.

Mr Mahamat Ahmat FADOUL K. est l’un des rares rescapés du groupe de Deby pendant l’étape secondaire. Pilote de formation, il a bénéficier toutes les promotions de la fonction pendant ce règne ; mais avec quelle humiliation, à la limite c’est un falot entre les mains du despote. Aussi ceux qui se ressemblent s’assemblent : pilote, incompétent notoire et rancunier comme une hyène à l’image de son patron, Mr Mahamat Ahmat a passé tout son temps à l’Etat-Major de l’Armée de l’air où il avait gravi toutes les marches en étouffant toutes les bonnes volontés et les compétences de la nouvelle génération. En guise de dévouement, le despote lui a gratifié l’une de ses dévergondés qui passe le meilleur de son temps à Dubaï pendant que le Général s’occupait des enfants.

Fils du grand notable disparu Abou Adama Fadoul KOUYOU et arrière-petit-fils du Sultan Haggar, Mr Mahamat Ahmat aurait dû avoir l’audace de venir en premier tenir la main de sa marâtre et ce, quelles que soient les divergences politiques et mêmes personnelles avec son petit frère qui avait vécu des années durant dans son domicile.

Dans la communauté BERI, cette attitude (le boycott des places mortuaires) est en train de prendre de l’ampleur ; tant mieux si c’était pour des raisons religieuses, malheureusement ce n’est pas le cas. En effet il y a des individus manipulés à distance par le DGA/ANS et surtout par un certain ABDOULAYE CHERIF MAGUINE alias DJOUNGA CHERIF, qui passent des maisons en maison pour menacer ceux qui osent organiser des funérailles pour le décès des rebelles. Ces misérables arrivent certes à empêcher les parents à Ndjamena mais nullement dans les provinces. Les places mortuaires à BAMINA du Colonel Guerdi Abdoulaye décédé en juin 2017 et celle du Colonel DJEROU DERGUEYE le 7-8/12/17 à Gagna (Guéreda) étaient une véritable claque pour le despote et ses thuriféraires.

Mahamat Moussa (Ndjamena)

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