Le PND commence ce matin à Paris avec l’ouverture du 1er ministre français devant les bailleurs et les officiels tchadiens. Ce voyage a drainé du monde, et personne ne sait réellement la présence de certains sur place. Un festival, un carnaval, voilà le cliché que cela donne hier en voyant le hall du Méridien. Marchand ambulant, commerçant à la sauvette, bigre plusieurs d’entre eux n’ont rien à voir à cette table ronde où juste certains entrepreneurs homologués par la chambre de commerce, et briefés par des ateliers depuis N’Djamena devraient être là pour l’arrimage. Entre le Méridien Etoile, les Kebabs à proximité et le café des Ternes, un ballet de grands boubous, des costumes mal ajustés font les vas et vient, sans que vous compreniez pourquoi ce carnaval. Ensuite viennent s’y joindre les problèmes de logistique, de badges et autres agréments. Là ou certains cadres et techniciens n’ont pas eu leur badge, le fameux DJAMBODJOYA l’obtient séance tenante, griot un jour, griot tous les jours. 780 présents à cette table ronde dont plus que la moitié n’a pas sa place. L’ignorance de certains présume qu’on vient à Paris pour avoir directement de l’argent. D’autres débarquent avec leurs bons de commande sous les aisselles. C’est dans ce Tohu-bohu qu’Idriss Déby est arrivé hier en fin d’après midi à Paris. Dans sa délégation il y a son chef d’état-major particulier Mahamat Rozzi, son ministre des affaires étrangères Hissein Brahim Taha, son Dircab Ali Taher, le bulldog Djiddi Saley, 2 de ses enfants, la 1ère dame Hinda Déby, Khoudar Mahamat Acyl, son protocole Allamaye, Abdoulaye Ngardiguina, son maitre d’hôtel et la dizaine de garde-corps. Ils ont été conduits à l’hôtel des Collectionneurs dans le 17e arrondissement de Paris. Parallèle au PND de Paris, une alter-conférence est prévue à l’anti thèse de celle des bailleurs. L’opposition tchadienne, les activistes de la diaspora, aidé par la présence de la société civile tchadienne, SURVIE France, Amnesty internationale, la ligue internationale des droits de l’homme, fera son écho, pour faire comprendre qu’il n’y a pas lieu d’aider le régime d’Idriss Déby.

 

Tchadanthropus-tribune

2755 Vues

Il n'y a pas encore de commentaire pour cet article