Les nominations par décret au sein de la police nationale portant le N° 893/PCMT/2021 publiées hier continue de créer des frustrations au sein des Tchadiens, qui voient en ces nominations une espèce de clientélisme et de népotisme aggravé, car les noms promus sont uniquement issus d’une seule communauté, et d’une seule région.
Comment en l’espèce ne pas voir que l’ensemble des Tchadiens ne se voit pas exclu ?
 
Comment peut-on parler de vivre ensemble au moment où diton, on cherche à organiser une table ronde de dialogue inclusif ?
 
Peut-on parler de transition pacifique quand chaque jour on voit des nominations à sens unique qui exclut une majorité des Tchadiens ?
Cherche-t-on vraiment le devenir positif et inscrire notre pays sur l’autoroute du développement en posant des actes forts qui choisit les fils valides, instruits et formés de notre pays, ou renchérir des décrets pour faire plaisir à des groupes communautaires pour assoir encore plus le régime encore en place.
 
À voir l’aspect et le nom de ce décret, la police est-elle devenue la propriété d’une communauté ? Le ministre de la Sécurité, le Directeur général de la police, le Directeur général de l’ANATS, le commandant de la Gmip, le commandant de la force de l’unité spéciale de la police (force d’élite) pour ne citer que ceux-là appartiennent tous à une seule communauté.
 
Comment comprendre une telle situation ? L’autre hic est le décret qui a été signé par le Premier ministre. A-t-il été piégé par le Président du CMT, où bien lui-même a voulu piéger le président du CMT ?
 
Avec une telle pratique cherche-t-on vraiment, peut-on parler d’une possibilité de faire l’unité nationale ? De parler de la cohésion nationale ?
 
Une seule communauté a droit à tout, se voit au-dessus de tout, sur les 16 millions des Tchadiens. De cette manière, notre peuple continuera à avoir encore de mauvais jours devant lui.

Tchadanthropus-tribune

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