L’État tchadien a lancé jeudi un recensement physique des effectifs de la police, pour maîtriser la masse salariale et assainir les finances publiques. « Chaque policier doit présenter l’arrêté d’intégration, l’arrêté  d’avancement et celui de la titularisation » a précisé le porte-parole de la police Paul Manga. Un recensement physique qui serait nécessaire, afin de pouvoir « constater ceux qui ne viennent pas au travail »,  « maîtriser la masse salariale », et estimer les nombres de fonctionnaires fantômes en vue d’assainir les finances publiques mise à mal depuis la crise de la chute du baril de pétrole ainsi que du choc sécuritaire causé par Boko Haram.

 

Grèves à répétition

 

Cet objectif de réduction de la masse salariale a soulevé de nombreuses grèves depuis le début de l’année par les fonctionnaires qui revendiquent le paiement de leur salaire intégral, après un accord mis en place en mi-mars avec le gouvernement, et la réduction des primes et indemnités de 50% en 2016. « Nous ne sommes qu’au début du recensement et du nettoyage du fichier, mais je reste convaincu qu’à la fin de l’opération, on trouvera beaucoup de fictifs qui continuent à toucher leur solde» a annoncé le ministre Tchadien à la sécurité, le trublion Ahamat Mahamat Bachir. Aussitôt dit qu’à mi parcours on découvre plusieurs noms fictifs, des doublons et plusieurs faux policiers. Cette anarchie émane du régime Déby qui a laissé faire des proches qui avaient recenser leurs enfants et leurs femmes comme policier afin de percevoir un salaire. Comme d’autres pays d’Afrique centrale,le Tchad a reçu une facilité de crédit du FMI, de 312,1 millions de dollars sur trois ans. L’accord appuiera la stratégie de stabilisation et de redressement des autorités et contribuerait à favoriser une croissance solide sur le long terme.

Tchadanthropus-tribune

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