Le Tchad, toujours dans l’attente des résultats du référendum constitutionnel du 17 décembre. Les chiffres officiels provisoires seront annoncés normalement ce dimanche 24 décembre. Les prises de parole publiques se succèdent ces derniers jours pour analyser les conditions de déroulement du vote, et en particulier la question clé de la participation, qui fait débat.

 

« Le boycott sévère que nous avons préconisé a été largement suivi » s’est félicité devant la presse Yaya Dillo, pour la Fédération de l’Opposition Crédible (FOC). Selon lui, la quasi-totalité des électeurs tchadiens a boudé les urnes. « Un fiasco pour le projet de l’État unitaire », dit le leader de la FOC.

 

Parmi ceux qui défendaient le choix du « non », c’est un nouveau scrutin qu’on exige. Brice Mbaïmon Guedmbaye a souligné des « irrégularités » et demandé au gouvernement des « condamnations ». Il parle notamment de bourrages d’urnes pour le « oui ». Des vidéos circulent sur les réseaux sociaux.

Des défenseurs du « oui » confiants

Du côté des défenseurs du texte, Mahamat Zène Bada demande des enquêtes et l’annulation des résultats là où des « malversations » seraient avérées. Toutefois, l’ancien patron du MPS assure que ces incidents ne sont pas de nature à altérer la régularité du scrutin. « Nous sommes sûrs de notre victoire » a-t-il martelé. Selon lui, « Il y a eu manque d’engouement dans la matinée, mais l’écart a été comblé dans la soirée ».

Le « faible engouement à l’ouverture a connu un progrès pendant la journée » explique pour sa part l’Observatoire des Associations pour le processus électoral. L’Oapet a noté dans son rapport le « bon déroulement des opérations de vote », mais espère néanmoins plus d’inclusivité dans l’organisation des prochaines échéances électorales

Le Tchadanthropus-tribune avec Rfi

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