Je fus l’un de ceux qui étaient au départ de la concertation puis aux différentes phases des activités qui ont donné naissance à notre organisation « Une Nation pour tous » — UNPT.

J’y ai cru, non pas parce qu’à mes yeux l’UNPT serait une fin en soi, mais plutôt comme une première étape d’une démarche dont les finalités seraient la mise sur pied d’une organisation politique de portée nationale capable de jouer un rôle clé dans le devenir de notre pays.

L’UNPT, et nous l’avions voulu ainsi, est un regroupement de partis politiques, mais comportant une dimension « personnes-ressources » qui ne saurait être négligé.

Le Conseil Consultatif est composé de personnes-ressources et c’est un organe à qui les textes constitutifs de l’UNPT reconnaissent un rôle important dans la gestion de ce groupement.

L’Assemblée générale, qui est l’organe légiférant de l’UNPT, comprend un nombre important de personnes-ressources. La Coordination en est la structure exécutive.

C’est à travers ces organes que se prennent les décisions concernant la gestion de notre groupement. Pas ailleurs.

C’est dans ce cadre que la question de la participation de l’UNPT au DNIS a été tranchée. Elle l’a été par nos positions internes que nous avions arrêtées en toute lucidité. Elle a été par la suite confirmée par la position exprimée avec nos partenaires de la plateforme de la Déclaration du 19 mai.

Quand j’ai été sollicité pour une rencontre avec le PCMT, je l’ai signalé à mes camarades avant d’y aller et j’ai par la suite fait une restitution après l’audience. J’ai transmis le message concernant le souhait du PCMT de rencontrer les responsables de l’UNPT.

L’AG convoqué à cet effet a mis en avant nos positions de principes et nos engagements avec nos partenaires pour opposer un refus net à toute rencontre avec le PCMT.

Je dois par la suite apprendre que les chefs de partis ont été sollicités pour une rencontre avec le PCMT. A priori, les chefs des partis de l’UNPT étaient libres de rencontrer qui ils veulent.  Au sortir de l’audience, ils ont signifié leur décision de rejoindre le DNIS. Qu’ils le fassent au titre de leurs partis respectifs pouvait obéir à une logique même si elle peut sembler boiteuse parce qu’ils ne peuvent pas prendre un engagement avec nous tous et se comporter de manière tout à fait contraire isolément, mais qu’ils annoncent cette décision au nom de l’UNPT c’est tout simplement une violation des textes constitutifs de l’UNPT. Ils n’ont pas qualité pour le faire.

En tant que membre de l’UNPT, et je croyais compter, le message que j’ai transmis pour une rencontre avec le PCMT était irrecevable, parce que contraire à nos positions et à celles développées avec nos partenaires. Le même message devient recevable et conduit à un déni de tout ce qui a été retenu auparavant.

C’est tout simplement la traduction évidente du non-respect des principes qui fondent notre organisation doublée d’un manque de considération flagrant à ma modeste personne.

Dans tous les cas la finalité de ma correspondance est de vous signaler la difficulté pour moi de continuer à côtoyer dans une organisation politique des gens qui n’ont pas de respect pour les principes et les procédures arrêtés ensemble et qui affichent un manque de considération pour ma personne.

Les tentatives pour tenir des séances de l’Assemblée générale ou du Conseil Consultatif en vue de clarifier cette situation se sont révélées vaines.

Il ne reste que l’espace du groupe WhatsApp « UNPT » pour m’exprimer.

C’est ainsi que par cette missive je notifie ma décision de mettre fin à ma qualité de membre de l’UNPT.

Ce faisant, à travers les activités menées, j’ai pu retrouver des hommes que je connaissais restés fidèles à eux-mêmes. J’ai par ailleurs eu l’opportunité d’y rencontrer des hommes et des femmes que je ne connaissais pas, mais dont la rigueur et la conséquence dans le comportement ont recueilli mon admiration.

À ceux-là, je tiens à exprimer ma désolation devant notre projet brisé dans son élan et devant l’image, à laquelle malheureusement nos noms seront associés, d’un ensemble qui transgresse allégrement ses principes et dans lequel le principe du « À saute-mouton » devient une règle que d’aucuns observent et d’autres tentent de justifier.

Asseïd Gamar Sileck

Tchadanthropus-tribune

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