Muter l’ancien système c’est ouvrir résolument la voix à la dislocation du Tchad.
 
Conseil et avertissement à tous ceux qui espèrent anesthésier notre Peuple.
 
Le choix devant nous est entre une transition sur la base d’égalité et d’inclusion et l’organisation d’élections transparentes pour tous au bout ou alors dislocation du pays. Ceux qui aiment le Tchad et veulent préserver son unité comme nous doivent choisir la première option qui est celle de justice et faire entendre raison maintenant pour une cogestion inclusive de la transition avec des principes d’égalité et de neutralité acceptés par tous. Les mêmes qui ont chanté aux oreilles de l’ancien président défunt qu’il était indispensable et que tout ce qu’il faisait en confisquant le pouvoir par une agrégation de quelques ethnies armées était bien pour le Peuple, sont en train de se muter aujourd’hui pour espérer faire dominer sur notre Peuple la volonté de moins de 5% de la population.
 
Cette sorte d’anesthésie emballée sous un semblant de sincérité est inacceptable. Notre Peuple qui se met progressivement debout et à l’ouvrage s’organise et n’acceptera plus jamais cela. En vérité, ceux-là qui ferment les yeux sont en train de préparer le chemin à la dislocation du Tchad. Si cette transition n’est pas cogérée par tous les Tchadiens sur la base des principes acceptés par tous, alors au bout, ils vont chercher à installer une domination qui ne sera pas basée sur le choix du Peuple ; et alors il est clair que le pays va se diviser et se disloquer.
 
Nous avertissons de façon solennelle et donnons ici un conseil patriotique à la junte comme nous l’avons fait avec le Président défunt, paix à son âme. Que personne ne pense que le premier d’entre nous à prendre les armes achetées par nos ressources sera déclaré dirigeant du Tchad et pourra ainsi se fabriquer ses propres règles et espérer demain utiliser cela pour s’imposer par un vernis d’élections aux issues contrôlées d’avance en minant l’administration du territoire, les institutions, etc.
 
Ils nous auront devant eux et ceci doit et va prendre fin. Mon Peuple, ne mets plus jamais les genoux à terre, ne rampons plus, debout et à l’ouvrage, car ta liberté naîtra de ton courage.
 
MS.

Tchadanthropus-tribune

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