Le président national du parti Les Démocrates, le Pr Avocksouma Djona Atchenemou, a fait le bilan de l’année 2022 dans les locaux de sa formation politique à Walia Barrière dans le 9ème arrondissement. Il estime que année 2022 fut l’une des pires années qu’a connue le Tchad.

 

Faisant le point sur les faits qui ont marqué l’année 2022, le Pr Avocksouma Djona Atchenemou, a fait savoir, sur le plan politique, que comme en 2018 et 2020, le système en place a brillé par des arrangements partisans qui ont exclu la grande majorité de la population tchadienne. « Un pays de quelques-uns dans lequel, ceux qui possèdent, possèdent tout, et ceux qui ne possèdent rien n’ont rien absolument. Est-ce bien là le Tchad que nous voulons ? », s’interroge le Pr Avocksosuma Djona Atchenemou.

 

« Tout les indicateurs socio-économique sont au rouge », fait-il savoir sur le plan économique. Pour lui, a l’exception des malheurs collectifs dont les tueries de nos concitoyens, le Tchad tiens la queue dans presque tous les domaines. « Aujourd’hui, le mal vivre est le quotidien de chaque Tchadien ».

 

La division Nord-Sud, les conflits éleveurs/agriculteurs n’ont pas été perdu de vue par le président national du parti Les Démocrates. Pour lui, ces conflits sont intentionnellement instrumentalisés pour enfoncer davantage le Tchad. « La peur est institutionnalisée pour mieux asservir notre peuple. Notre sécurité collective est plus que menacée par nos propres forces de défense et de sécurité que par le djihadistes », affirme Avocksouma Djona, pour qui, les conséquences de l’année 2022, si les Tchadiens ne prennent pas garde, risquerait de faire sombrer définitivement le Tchad. « En privilégiant les tueries de masse exercées comme mode de gouvernance, l’avenir politique radieux est loin d’être garanti pour tous. Est-ce bien là le Tchad que nous voulons ? », redoute le président des Démocrates.

 

En ce qui de la gouvernance, Avocksouma Djona Atchenemou indique que, cela est un acte délibéré et non un slogan. « En ne voulant pas que s’érige chez nous une véritable démocratie, ceux qui nous régentent veulent perpétuer le système de prédation qui prospère depuis toujours en faveur de la minorité et des intérêts étrangers. L’entrave aux activités des partis politiques ne contribue qu’à la morosité du climat politique ». Pourtant, selon Atchenemou, le Tchad ne connaîtra une véritable paix, liberté pour tous, sans discrimination, sans régionalisme, sans sectarisme, sans extrémisme, sans confessionnalisme que dans un climat total d’apaisement.

 

Il conclut qu’il est temps que tous les tchadiens soient égaux devant la loi. « C’est un idéal pour lequel, nous devons lutter sans relâche. Oui, chaque tchadien doit être libre de s’épanouir sur la terre de ses ancêtres. Le Tchad est notre patrimoine commun et non le butin que certains prétendent qu’il leur est octroyé par Allah ».

Le Tchadanthropus-tribune avec  Journal Le Pays

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