Mahamat Ahmat Lazina, le président suspendu du Mouvement national pour le changement au Tchad (MNCT) et ancien ministre de l’Environnement, a quitté le Tchad depuis une dizaine de jours, suivi de sa famille. Depuis la France, il a accusé le gouvernement d’avoir mis en place un plan pour l’assassiner.

 

Joint par Tchadinfos, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Aziz Mahamat Saleh, ne comprend pas cette sortie. « Le gouvernement est surpris par sa réaction. C’est des allégations et des supputations qui sont avancées. Mais il n’y a pas d’éléments tangibles de preuve ni une action judiciaire », déclare-t-il.

Sans faire trop de commentaires, le ministre appelle à dépassionner le débat. « Si jamais, il a les preuves de ses allégations, la meilleure voie c’est de faire confiance à son pays, à sa justice et engager des procédures judiciaires. Mais ce n’est pas des déclarations intempestives de l’extérieur qui vont régler un problème interne. Lazina est un Tchadien, il a des droits comme tout le monde. A mon avis, il faut essayer de temporiser la situation. S’il a des éléments de preuves où quelques personnalités auraient tenté d’attenter à sa vie, c’est d’abord l’action judiciaire via une plainte en bonne et due forme au procureur de la République pour essayer de dire le droit et la poursuite des personnes éventuellement impliquées », conseille Aziz Mahamat Saleh.

Le Tchadanthropus-tribune avec Tchad info               

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