Le ministère public avait requis deux ans d’emprisonnement ferme, 100 000 FCFA d’amende et 2 milliards FCFA de dommages et intérêts.

Lundi dernier, les six détenus sont apparus sereins dans le box des accusés et ont affirmé qu’ils ne se reprochaient de rien. Le collectif des avocats annonce qu’il entend faire appel de la décision auprès de la Cour d’appel de N’Djamena et dénonce un manque de courage du Tribunal de grande instance de N’Djamena – en audience foraine à Moussoro – pour « ne pas avoir prononcé la nullité de la procédure ».

Entre les 14 et 17 mai, les autorités ont placé six membres et sympathisants de Wakit Tama en « détention préventive » à la prison de Klessoum, à N’Djamena, après des manifestations qui ont dégénéré. Les six hommes ont été transférés le 20 mai 2022 à la prison de Moussoro, à 300 kilomètres de N’Djamena. Le procureur de la République a annoncé que les six individus étaient poursuivis pour « attroupement en vue de troubler l’ordre public, atteinte aux biens et agression physique ».
Les six détenus sont Gounoung Vaima Ganfare, secrétaire général de l’Union des syndicats du Tchad (UST) ; Koudé Mbaïnaïssem, avocat au barreau du Tchad ; Hissène Massar Hissène, président du Rassemblement des cadres de la société civile ; Allamine Adoudou, ancien ambassadeur en Égypte ; Youssouf Korom, secrétaire général du Syndicat des commerçants fournisseurs tchadiens ; et Max Loalngar, avocat, porte-parole de Wakit Tama et ancien président de la Ligue tchadienne des droits de l’Homme.

Mais le pouvoir tchadien a tort de les arrêter, parce qu’ils étaient dans leurs rôles et n’avaient pas prémédité la casse de certains voyous. Les condamner au sursis c’est les mettre entre le marteau et l’enclume, et à la moindre incartade le sursis tombera. Tout cela n’est pas bon pour une démocratie.

Tchadanthropus-tribune

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