Selon la Conférence épiscopale du Tchad (Cet), la Charte de transition, élaborée par le Conseil militaire de transition ( CMT), à son accession au pouvoir le 20 avril dernier, laisse à désirer.

Pour les evêques du Tchad, la Charte de transition élaborée de manière « unilatérale » et « opaque » par le CMT, la désignation non consensuelle des membres du Comité d’organisation du dialogue national inclusif (Codni), la cooptation des membres du Conseil national de transition  (CNT) par décret et l’organisation des pré-dialogues  dans des conditions “confuses” sont autant des signes visibles de la volonté d’un groupe qui veut imposer à « tout prix » sa vision politique au reste des Tchadiens.

Sur le plan socio-culturel, le système éducatif tchadien est « malade ». « L’effondrement de ce système a pour conséquence une baisse de niveau généralisée. L’avenir de nombreux enfants tchadiens est déjà hypothéqué. Un peuple sans instruction est un peuple sans avenir », alerte l’Église catholique.

Elle cite l’indice de capital humain 2020 de la Banque mondiale qui dit : « un enfant né au Tchad ne peut espérer atteindre que 30% de son potentiel productif au cours de sa vie en raison d’une éducation inadéquate et de problèmes de santé ».

S’ajoutent à cela, les phénomènes du trafic et l’exploitation des enfants qui « montrent que certains compatriotes considèrent les autres comme des objets et non des semblables ».

Sur le marché du travail, indique la Cet, l’État peine à créer de l’emploi pour absorber les jeunes diplômés. « Sans le travail, l’homme perd sa dignité et peut devenir dangereux pour sa société », préviennent les évêques.

Tchadanthropus-tribune avec Tchadinfos

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