Taher Erda, DG de la DGSSIE, serait devenu la cible principale d’une partie de la famille Itno qui ne le voit plus en place pour diriger la garde d’élite de la présidence tchadienne.

Selon nos sources bien étayées, Mahamat Idriss Déby, le président de la transition se trouve confronter à un défi d’antipathie des siens, qui font pression pour que Taher Erda soit limogé. Mais pourquoi ?

Selon un observateur du milieu politique et sécuritaire, une frange de la famille Itno vise à installer un des siens au poste de DG de la DGSSIE, et par la même occasion contrôler l’appareil sécuritaire autour de Mahamat Idriss Déby et par la même occasion leur permettre de faire pression sur lui pour le contrôler.

La même source affirme que Taher Erda est loyal au président de la transition malgré les bruits des couloirs faisant dire qu’il serait complice des généraux frontistes.

Pour l’instant la jauge est encore à son stade de « je t’aime, moi non plus » mais il ne faut pas perdre de vu les veillées abruptes de certains qui n’ont rien à foutre avec le vivre ensemble, le devenir du pays et sa stabilité politique pour un meilleur développement.

Mahamat Idriss Déby paye cash les méthodes établies par son feu père.

Depuis son avènement, il continue de faire la même chose que son feu père s’agissant des nominations dans les fonctions sécuritaires, et celles de l’État. Une dérive observée comme s’il voulait faire plaisir à des individus, les calmer, que proprement à vouloir faire l’équilibre des fonctions répartit entre tous les Tchadiens. Une statistique simple démontre que tous les postes de responsabilités, ceux relevant des recettes publiques et autres sont dévolus aux mêmes personnes venant du même clan, de la même communauté entre autres. Et cela est sa grande erreur depuis son accession au poste de président de la transition.

La disparition de feu Idriss Déby (paix à son âme) de la sphère politique a permis d’asseoir un grand espoir pour l’ensemble du peuple tchadien qui retrouve la voie de la paix et du dialogue. Mais quelques relents anti-patrie continuent à s’y opposer de diverses manières pour que cette démarche de dialogue échoue, assez souvent les Soudanais Darfouris venus dans les malles du MPS, et quelques Tchadiens qui profitent des miettes de ceux qui volent le pays et dont le seul petit confort compte. Et cela sans s’y méprendre devient une bombe à retardement.

Pour l’histoire, en 1978, quand feu Hisseine Habré était nommé 1er ministre, il trouva une situation presque similaire. Il y avait une partie de nos compatriotes qui occupaient des postes de responsabilités majoritairement au détriment de la majorité d’autres citoyens, d’où le terme fatidique dans un de ses discours à l’endroit de nos compatriotes du CSM « Le balai de l’assainissement passera là où il doit passer ». Et l’équilibre des postes fut. Ceux qui n’étaient pas d’accord avaient soufflé sur les braises déjà en épicentre des malheureusement événements de 1979. Cet exemple fut un des problèmes ayant causé la guerre.

Mahamat Idriss Déby doit arrêter avec les nominations à tout va, et il devra calmer ses conseillers qui lui conseillent de continuer à assouvir les relents appétissants de toutes ces vieilles carcasses appelées à jouer un rôle à la retraite en conseillant par la sagesse et l’expérience la génération montante.

Tchadanthropus-tribune

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