Après le décès d’Idriss Deby et le changement de régime et sa volonté d’ouverture, une majorité de nos compatriotes ont cru qu’il y a mesure de changement de méthodes avec le nouveau système. Mais hélas, rien n’a changé, à la vue de ce qui se passe, de la pléthore de nombre des personnes qu’on nomme à des postes de responsabilités, des nominations pour la plupart basées sur du clientélisme, du communautarisme pour ne pas dire du copinage.

L’idéal des messages comportementaux voudrait qu’on réassure l’ensemble des Tchadiens engagés dans le dialogue que tout ce qui frustre les Tchadiens dans ce cube d’injustice devrait s’estomper pendant la transition, jusqu’à l’après-dialogue national inclusif et souverain.

Mais le constat et très amer. 

Hélas disait l’autre, des postes de responsabilités techniques, stratégiques sont pourvus à des amis n’ayant en rien la qualité essentielle de l’expertise, ou pire avec un diplôme et une expérience au minima.

Le PCMT est-il au courant?

Là personne ne peut l’éluder, car c’est lui qui signe les décrets, mais au-delà de sa singulière personne, qui sont les maillons nocifs qui le conseillent dans cette direction qui frustrent plus d’un tchadien ?

Il y a çà et là des lobbys multiformes, celui des clans de rapaces, le lobby des pédés qui paraît-il fait rage de nos jours au pays. Le lobby des de porteurs de commissions, et parmi tant d’autres le lobby des faucheurs et des détourneurs des deniers publics. Rare sont ceux qui conseillent dans le sens du devenir national, de l’amour, de la patrie et le Tchad des générations futures.

Si nous concourons tous à ce que les choses changent, à participer de plein pied au dialogue national inclusif et souverain, nous ne pouvons-nous taire face à l’anarchie d’une oligarchie qui prend le président de transition en otage, et influe sur ses décisions.

Tout le monde veut être responsable et responsabilisé pour le simple but d’assécher les maigres recettes publiques, tantôt encouragé par des parents paraboles dont le terme patrie et aux antipodes de leurs soucis. L’essentiel est que ce parent qui est responsabilisé leur lègue quelques dividendes à assouvir la bestialité de leur panse.

Les décrets à tout va doivent s’arrêter.

Il faudrait qu’à l’avenir, l’accession aux postes des directions d’état soit dévolue aux cadres ayant acquis l’expérience, et au minima un diplôme de qualité qui ne puisse souffrir d’aucune contestation qui fait face à la compétition des valeurs.

Le PCMT doit calmer l’appétit vorace de ceux qui ne vivent qu’à travers l’État et ses marchés publics, ceux qui ont induit en erreur Idriss Deby père, et qui ont l’ambition de continuer les mêmes méthodes.

Avec ces pratiques, plusieurs Tchadiens ne verraient que la continuité du même système, et que le CMT n’est que le prolongement naturel du MPS (Membre Populaire pour le Soudan). Et à ce rythme le bout du tunnel est encore loin en matière de bonne gouvernance et de salut public.

Nous concourons tous ensembles que le Tchad de demain soit une réalité du vivre ensemble, de la justice, du développement et de l’essor national, mais nous ne pouvons jamais courber l’échine et accepter l’injustice continuelle.

Tchadanthropus-tribune

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